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Crédit photo : Vanoot59 - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
02000 Laon - France
Code Insee de la commune : 02408
Aisne [02] - Laon - Picardie (Hauts-de-France)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
13 Rue du Cloître 02000 Laon
Eléments protégés :
Evéché (ancien) et chapelle : classement par liste de 1875
Description :
Le gros oeuvre est en calcaire moyen appareil, excepté une partie de l'aile sud en moellon enduit et une partie de l'aile est en brique et pierre enduites ; seule la chapelle est voûtée ; tous les bâtiments sont couverts d'ardoise sauf la chapelle en tuile plate ; l'abside de cette dernière a une croupe polygonale, les autres constructions ont un toit à longs pans ; plusieurs escaliers distribuent les différentes parties de l'édifice.
Historique :
Fondation de l'évêché au début du VIe siècle. Du palais endommagé en 1112 subsiste le pignon nord de l'aile est. Les baies conservent des colonnettes et chapiteaux de la fin XIe - début XIIe siècle. Construction d'un nouvel édifice au XIIe siècle, dont il reste la chapelle double consacrée à saint-Nicolas et le gros oeuvre de l'aile est. Au XVIe siècle, l'aile nord est prolongée vers l'ouest et la cour est fermée par une porte fortifiée sans doute du XIVe siècle. De 1681 à 1683, des travaux sont entrepris par l'architecte Antoine Totin : reconstruction partielle des ailes est et sud ; reprise de la charpente de la grande salle. De 1792 à 1800, l'ancien évêché sert de siège à l'administration du district. Par la suite, il devient palais de justice et est aménagé pour. En 1823, destruction de la porte fortifiée, remplacée par une grille en 1895. Chapelle restaurée en 1880. Grande salle de l'aile nord restaurée en 1950.
Depuis la fondation d'un évêché à Laon au début du VIe siècle jusqu'à sa suppression en 1791 l'espace situé au nord-est de la cathédrale appartient à l'évêque qui y installe son palais ; du palais endommagé lors de l'émeute de 1112 semble subsister le pignon nord de l'aile est, donnant sur le rempart ; ses baies, modifiées à l'époque moderne, conservent des colonnettes et chapiteaux de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle ; la construction d'un nouveau palais est entreprise pour l'évêque Gauthier de Mortagne (1155-1174) dont est conservée la chapelle double consacrée à saint Nicolas (chapelle supérieure, probablement voûtée en 1173 et couverte d'un toit entre 1178 et 1188, date dendrochronologique) et à saint Jacques (chapelle inférieure) ainsi que sans doute le gros-oeuvre de l'aile est ; la grande salle de l'aile nord est l'oeuvre des évêques Garnier (1238-1249) et Itier de Mauny (1249-1261) qui a vu l'achèvement de la charpente lambrissée (1250-1255, date dendrochronologique) ainsi que du portique qu'elle surmonte ; au XVIe siècle cette aile nord est prolongée vers l'ouest et la cour est fermée de ce côté par une porte fortifiée pouvant remonter au XIVe siècle ; de grands travaux sont entrepris de 1681 à 1683 sur devis de l'architecte Antoine Totin : les ailes est et sud sont rhabillées et partiellement reconstruites, la charpente de la grande salle est reprise en sous-oeuvre ; siège de l'administration du district de 1792 à 1800, l'ancien évêché devient ensuite palais de justice, ce qu'il est encore aujourd'hui ; aménagé pour cet usage, il perd en 1823 sa porte fortifiée au profit d'une grille élevée en 1895, et sous le Second Empire son ancien escalier ; la chapelle est cependant restaurée vers 1880 ; la grande salle de l'aile nord l'est en 1950 (restitution du volume intérieur et du remplage des baies).
Architecte ou maître d'oeuvre :
Totin Antoine (architecte)
Propriété du département
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
Cloître : Vue intérieure d'une galerie
Chapelle
Galerie
Chapelle basse
English: Laon, Tribunal de Grande Instance
Français : Ancien palais épiscopal de Laon, Aisne, France
Français : Palais épiscopal de Laon, Aisne, France
Français : vue de la Citadelle de Laon.
Français : Echauguette du Palais de Justice de Laon, Aisne, France
Français : vue du Palais épiscopal de Laon.
Cathédrale Notre-Dame de Laon. Edifice gothique majeur de France. Sa construction est antérieure à la cathédrale Notre-Dame de Paris. La cathédrale actuelle remplace un édifice endommagé lors de la révolte communale de 1112. Elle fut édifiée à partir 1115, en moins de cinquante ans. La révolte communale de Laon s'inscrit dans une période de bouleversements sociaux (Le Mans 1070, Noyon 1108). La ville de Laon est soumise à un double pouvoir : royal et épiscopal. Le roi et l'évêque ont chacun leurs partisans. En 1098, l'évêque, Enguerrand de Coucy, sépare le pouvoir épiscopal du pouvoir royal. En 1106, son successeur élu, l'évêque Gaudry renforce le climat de tension dans la ville. Sous prétexte d'une querelle, l'évêque fait assassiner le châtelain royal Gérard de Quierzy, en prière dans la cathédrale, en 1111. Pour ne pas être soupçonné, Gaudry partit pour Rome quelques jours avant. La population accusant ouvertement l'évêque, le roi Louis VI persuadé de la culpabilité de Gaudry, dépouille le palais épiscopal de tous ses biens. Toujours à cours d'argent, Gaudry essaye pas tous moyens de lever des taxes supplémentaires. Gaudry tente également d'arrêter la constitution de la ville en commune promise par le roi aux bourgeois. La colère de la population grandit. Le roi juge prudent de quitter la ville. Le 25 avril 1112, c'est l'insurrection. L'abbé Guibert, de Nogent-sous-Coucy relate dans la "Révolte du peuple de Laon contre son évêque", la fin de l'évêque Gaudry: "Et voici que la populace insolente, qui hurlait devant les murailles du palais, attaque enfin l'évêque. Celui-ci, aidé de quelques-uns de ceux qui s'étaient portés à son secours, tint l'ennemi en respect tant qu'il put en jetant des pierres, en tirant des flèches.(…). Incapable de contenir les assauts audacieux du peuple, il prit les vêtements d'un de ses esclaves, se réfugia dans le cellier diocésain et s'y cacha dans un petit fût où il se fit enfermer (…) Où donc est ce pendard?" criaient les gens parlant de l'évêque(…). Les voici qui portent la main sur un de ses petits valets, (…), ils ne lui peuvent soutirer rien de satisfaisant. Ils en saisissent un autre, et ce perfide, d'un signe de tête, leur fait comprendre de quel côté il faut chercher. Ils pénètrent alors dans le cellier, fouillent de toute part et finissent par découvrir l'évêque de la manière que je vais dire. Theudegaud était un grand scélérat; serf de l'église Saint-Vincent, il avait été longtemps ministérial et prévôt au service d'Enguerran de Coucy, et percevait des droits de péage au pont de Sort. Il lui arrivait alors de guetter le moment où il y avait peu de voyageurs, il dépouillait ceux-ci de tout, mais ensuite, pour éviter des actions qu'ils eussent intentées contre lui, il les jetait, une pierre au cou, dans la rivière. (…). Lorsqu'il fut tombé en disgrâce auprès d'Enguerran, il épousa entièrement la cause de la commune de Laon. Cet homme, qui n'avait naguère épargné ni moine, ni clerc, ni pèlerin, ni homme ni femme, se proposa finalement de tuer l'évêque. (…) Ainsi donc, tandis que les émeutiers cherchaient notre homme dans les tonneaux, l'un après l'autre, Theudegaud s'arrêta devant celui-là même où Gaudry se cachait, en fit sauter le fond(…) Alors celui qui, tout pécheur qu'il fût, n'en était pas moins l'oint du Seigneur, est arraché du tonneau, tiré par les cheveux, roué de coups, puis entraîné en plein air, dans une ruelle du quartier des clercs, devant la maison du chapelain Godefroy. Là, il se mit à les implorer lamentablement, à leur garantir par serment que jamais plus il ne serait leur évêque, leur promettant d'énormes sommes d'argent et assurant qu'il quitterait le pays(…). Finalement, un nommé Bernard, dit de Bruyères, brandit une hache double, frappa à la tête cette homme sacré, encore que pécheur, et en fit brutalement jaillir la cervelle. (…) Aussitôt on brise les jambes de ce cadavre, et on lui porte encore bien d'autres coups. Cependant, Theudegaud, apercevant l'anneau au doigt du feu pontife, et ne réussissant pas à l'arracher facilement, tranche le doigt du défunt d'un coup d'épée et s'empare de l'anneau. Dépouillé de ses vêtements, le corps est enfin jeté, entièrement nu, dans un coin, devant la demeure de son chapelain. Dieu! qui pourrait retracer de combien d'affreuses railleries les passants accablèrent ce corps, de combien de boue, de pierres et de gravats ils le criblèrent?" Notre-Dame de Laon. Major Gothic building in France. Its construction is prior to the Notre Dame Cathedral in Paris. The present cathedral replaces a building damaged during the communal uprising of 1112. It was built from 1115 in less than fifty years. The Revolt of communal Laon is in a period of social upheaval (Le Mans 1070, Noyon 1108). The town of Laon is subject to a dual power: royal and episcopal. The king and bishop each have their supporters. In 1098, the bishop, Enguerrand de Coucy, separates the episcopal power of royal power. In 1106, his chosen successor, Bishop Gaudry reinforces the climate of tension in the city. Under the pretext of a quarrel, Bishop murdered royal squire Gerard Quierzy in prayer in the cathedral in 1111. Not to be suspected, Gaudry left for Rome a few days before. The population openly accusing the bishop, Louis VI convinced of the guilt of Gaudry, remains the episcopal palace of all his possessions. Always running out of money, Gaudry not try all means to raise additional taxes. Gaudry is also trying to stop the building of the city municipality promised by the king to the bourgeois. The anger of the population grows. King considers it prudent to leave the city. April 25, 1112, is insurrection. Abbot Guibert of Nogent-sous-Coucy recounts in "Revolt of the people of Laon against his bishop," the late Bishop Gaudry: "And now the insolent populace, screaming at the walls of the palace, and finally attack the bishop. Latter, aided by some of those who had come to its rescue, kept the enemy at bay so that it could by throwing rocks, shooting arrows. (...). Unable to contain the bold attacks of the people, he took the clothes of one of his slaves, took refuge in the cellar diocesan and hid in a small wood where he shut him up (...) Where is that scoundrel? " cried the people speaking of the bishop (...). Here they are hands on one of his little servants, (...), they can squeeze him nothing satisfactory. They grab another, and treacherous, a nod, makes them understand which way to search. They then enter the cellar and searched on all sides and eventually discover the bishop of the way I say. Theudegaud was a great villain, serf of the Church of St. Vincent, it was long and provost at the Ministerial Enguerran service Coucy and perceived rights Bridge toll Spell. He happened to watch when there were few travelers, he stripped them of everything, but then, to avoid actions they had taken against him, he threw a stone at the neck in the River. (...). When he fell out of favor with Enguerran he married fully the cause of the municipality of Laon. This man, who had once spared neither monk or cleric, or pilgrim, man or woman, finally proposed to kill the bishop. (...) Thus, while rioters tried our man in the barrels, one after another, Theudegaud stopped before it even where Gaudry was hiding in blew the bottom (...) So who, every sinner he was, was nevertheless the Lord's anointed, the barrel is pulled, pulled by the hair, beaten and driven outside in an alley in the neighborhood clerics, to the house of the chaplain Godefroy. There he began to implore miserably to guarantee them by oath he never again would be their bishop, promising them huge sums of money and ensuring that he would leave the country (...). Finally, a man named Bernard says Bruyeres, holds a double ax, knocked on the head this holy man, yet a sinner, and was brutally spring brains. (...) As soon as you break the legs of the corpse, and brought him many more shots. However, Theudegaud, seeing the ring finger to the late pontiff, and failing to pull it off easily slice a finger of the deceased to his sword and took the ring. Stripped of his clothes, the body is then thrown naked in a corner, in front of the home of his chaplain. God! who could trace how hideous taunting passers overwhelmed the body, how much mud, stones and rubble they riddled him? "
Français : Palais de Justice et remparts de Laon, Aisne, France
Français : vue du Palais épiscopal de Laon.
Français : sur une carte ancienne.
Français : vue du Palais épiscopal de Laon.
Français : vue du Palais épiscopal de Laon.
Français : vue du Palais épiscopal de Laon.
Français : sur une carte postale conservé à Reims.
Français : issu d'une carte postale conservée à R>eims.
Français : sur une carte ancienne.
English: Sight, in the morning, of the north-eastern rampart of Laon upper town, in Aisne, France.
French photographer
French architectural photographer
French photographer
French photographer
Fiche Mérimée : PA00115725
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-30
Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Ancien évéché et chapelle situé à Laon en consultant le programme officiel des JEP 2026.