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Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46090 Arcambal - France
Code Insee de la commune : 46007
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5043 Le Bousquet 46090 Arcambal
Eléments protégés :
Façades et toitures ; escalier de pierre ; salle voûtée au premier étage (cad. E 3) : inscription par arrêté du 2 mars 1979
Description :
L'actuel château d'Arcambal assemble des logis dissymétriques des 15e, XVIIe et XVIIIe siècles autour d'une importante tour circulaire faisant office de tour maîtresse. Cette tour, de 8,30 m de diamètre est aujourd'hui totalement recouverte d'un crépi extérieur qui ne laisse apercevoir que quelques plages de maçonneries, en blocage de moellons bruts. Les salles carrées qu'elle abrite, dont la plus basse est couverte en berceau, de même que la modénature de ses ouvertures, évoquent un ouvrage relativement tardif, attribuable au plus tôt à la fin du XVe siècle. Son troisième étage résulte par ailleurs d'une surélévation visible, réalisée semble-t-il après le milieu du XVIIe siècle. Cette tour occupe néanmoins une position singulière au sein de l'édifice, nettement dissociée de la vis d'escalier inscrite dans l'oeuvre du logis constituant l'aile nord-est. Ce logis qui se soude à la tour ronde par un angle amplement arrondi a été en grande partie réédifié à la fin du XVe siècle. Il conserve cependant dans ses soubassements les traces d'un édifice antérieur, partiellement réalisé en briques, et remontant apparemment au XIIIe ou au XIVe siècle. Un jour condamné (ou une archère ?), inscrit dans une niche cintrée couverte en pierre pourrait appartenir à cet édifice primitif. Un vestibule voûté d'ogives le traverse au rez-de-chaussée et fait communiquer la vis d'escalier avec les terrasses ouvertes sur le Lot. Les deux ailes ouest et nord-ouest, flanquées par trois tours circulaires s'accolent à la tour ronde qui leur est antérieure. Elles sont édifiées en blocage de moellons bruts avec des percements à encadrements de briques. L'ensemble est cerné par des terrasses et des murs d'enceintes modernes.
Historique :
Le château remonte au XIe siècle. De cette époque subsiste le donjon qui ne paraît pas avoir été remanié. Il fut brûlé à trois reprises. La légende le dit ancienne commanderie de Malte, ce qui est faux, mais sans doute un des seigneurs fut-il chevalier de Malte. Situé sur un promontoire dominant le Lot, l'édifice a conservé sur sa partie ouest sa silhouette médiévale fortifiée, cantonnée de tours irrégulières circulaires. L'intérieur conserve un escalier gothique en pierre, et une salle voûtée de deux croisées d'ogives dont l'une a une forme particulière afin de permettre l'ouverture de la porte voisine.
Plusieurs membres de la famille d'Arcambal sont mentionnés au nombre des consuls de Cahors entre 1230 et 1307. La maison du Bousquet, qui a donné son nom à la borie, est connue depuis Jean du Bousquet, anobli en 1341 (G. Lacoste, 1885), frère du cardinal Bernard du Bousquet, archevêque de Naples. En 1504, Pierre du Bousquet est qualifié de seigneur d'Arcambal et du Chantre (L. d'Alauzier, 1984). Catherine du Bousquet épouse en 1528 (Aubert de la Chesnaye, 1774) Antoine des Lacs (ou Deslax), dont la famille conserve seigneurie jusqu'en 1787, où le marquis Deslax d'Arcambal, ruiné, doit vendre tous ses biens ; le domaine est revendu en 1804, puis à nouveau en 1816 (C. Didon, 1996). Jean du Bousquet pourrait être le constructeur de l'édifice primitif dont les vestiges pourraient dater du XIIIe ou du XIVe siècle. Une part importante de l'édifice résulte cependant d'une reconstruction de l'extrême fin du XVe siècle comme en témoigne l'utilisation des motifs de roses et de bâtons écotés, dans son ornementation architecturale, et des voûtes à nervures déviées. La clef d'une des croisées d'ogives est ornée d'un écu armorié. Les ailes occidentales, flanquées de tours rondes percées d'étroites fentes de tir, sont à attribuer au XVIIe siècle. Ces dispositifs défensifs sont à rapprocher de ceux du château de Labastide-Marnhac.
Périodes de construction :
XIIIe siècle, XVe siècle, XVIe siècle, XVIIe siècle
Propriété privée