Modifier la localisation Ancienne prison Saint-Michel à Toulouse

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Monument Historique Ancienne prison Saint-Michel situé à Toulouse

Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
18bis Grande-Rue Saint-Michel
31100 Toulouse - France

Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
18 B Grand-Rue Saint-Michel 31400 Toulouse

Eléments protégés :
Les éléments suivants : castelet d'entrée constitué du bâtiment sur rue cantonné de deux tours, de deux ailes au nord et au sud, du bâtiment administratif situé à l'est d'une part, cour d'honneur délimitée par ces éléments d'autre part (cad. 813 AC 01 222) : inscription par arrêté du 25 février 2011

Description :
La prison se compose d'une rotonde centrale à partir de laquelle partent cinq corps de bâtiment rayonnants, abritant les quartiers de détention affectés chacun à une catégorie légale de détenus. Un corps d'entrée et la cour carrée de l'administration complètent la construction.

Historique :
La maison d'arrêt a été réalisée entre 1854 et 1867 par l'architecte Jacques-Jean Esquié. Cinq quartiers desservis par des galeries de circulation ouvrant sur l'espace central, rayonnent à partir d'une rotonde centrale. L'accès unique se fait par un castelet d'entrée traité dans le goût néo-médiéval, ensemble abritant l'administration et les logements de fonction. Les élévations reprennent matériaux et modèles habituels de l'architecture publique d'Esquié. Elles sont marquées par des citations médiévales (romanes et surtout militaires ou castrales) ainsi que par une austérité et un souci d'économie très accentués. Les techniques nouvelles liées à l'emploi du fer, de la fonte et du zinc sont également mises en oeuvre. Enfin, la prison Saint-Michel constitue aussi un lieu de mémoire associé à la Seconde Guerre Mondiale et à la Résistance.
Sous l'Empire, se développe une nouvelle conception de la politique carcérale avec notamment l'abandon du cachot pour la prison cellulaire. Pour la construction de la prison Saint-Michel, Esquié s'inspire d'une prison construite sur un plan en étoile à Philadelphie en 1829. Les travaux commencent en 1861 mais Esquié est destitué en 1867 pour des raisons politiques, les travaux sont alors achevés par son successeur Edmond Chambert en 1868. La prison Saint-Michel représente un modèle "d'architecture parlante" : les références à l'architecture médiévale militaire sont nombreuses (tours crénelées et meurtrières du pavillon d'entrée), son plan est massif, conçu pour inspirer la terreur. La prison ferme ses portes en 2002, remplacée par une maison d'arrêt moderne à Seysses. Elle était insalubre, vétuste, et ses cellules surpeuplées. La prison Saint-Michel est utilisée jusqu'en 2008 par le ministère de la justice pour les détenus en semi liberté. En 2011, le castelet, formant l'entrée de la prison, est protégé au titre des monuments historiques.

Périodes de construction :
3e quart XIXe siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
Esquié Jacques-Jean (architecte)

Propriété de l'État