Modifier la localisation Centrale Energie de la Manufacture française d'Armes et Cycles dite Manufrance à Saint-Étienne

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Monument Historique Centrale Energie de la Manufacture française d'Armes et Cycles dite Manufrance situé à Saint-Étienne

Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons

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Adresse renseignée dans la base Mérimée :
53 cours Fauriel
42230 Saint-Etienne - France

Code Insee de la commune : 42218
Loire [42] - Saint Etienne - Rhône Alpes (Auvergne-Rhône-Alpes)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
53 Cours Fauriel 42100 Saint-Étienne

Eléments protégés :
Les façades et toitures, et le matériel industriel à l'intérieur du bâtiment : tableaux électriques, pont roulant et deux moteurs (cad. HR 238 à 240, 337 à 339, 250) : inscription par arrêté du 22 décembre 2002

Description :
L'usine occupe l'ensemble des terrains Lassaigne, dans une extension assez irrégulière. La Centrale Energie, qui est en fait le bâtiment des machines, s'étend à la suite du grand hall. Etant l'élément le plus important de l'usine, l'architecture en a été particulièrement soignée. Le bâtiment est constitué d'un rez de chaussée et d'un étage. Dans l'alignement de l'ensemble, le soubassement est à bossages. L'étage principal a des ouvertures hautes, rectangulaires à agrafes en consoles. Elles sont encadrées de pilastres à faible relief. La façade principale présente un escalier et une porte centrale dont l'entablement repose sur des consoles. L'entrée est entourée de fenêtres à entablement. On remarque un axe de façade dans l'alignement de l'entrée, par une baie en arc surbaissé à meneau central en pierre, encadrée de pilastres à faible relief. Cette baie a un fronton triangulaire brisé orné d'un motif à palmettes et un entablement avec un cartouche sur lequel est gravé l'année 1902 avec des branches feuillues.

Historique :
Manufacture créée en 1885 par Etienne Mimard, commerçant, et Pierre Blachon, armurier. L'augmentation de la production des armes et des cycles avec l'apparition de la bicyclette, entraîne l'insuffisance des locaux. En 1890, des terrains sont achetés. Léon Lamairière conçoit un module architectural de 120 mètres de long et la première phase de la construction débute en 1893. Le bâtiment des machines est construit en 1902. Il est constitué d'un rez-de-chaussée et d'un étage. La façade principale présente un escalier et une porte centrale dont l'entablement repose sur des consoles. L'entrée est entourée de fenêtres à entablement.
Cette manufacture, appelée à devenir un des fleurons de l'industrie stéphanoise, fut créée en 1885 par E. Mimard, commerçant, et P. Blachon, armurier. Elle était implantée place Villeboeuf, au bas du Cours Fauriel, dans les locaux de l'entreprise d'armes Martinier-et-Collin. Mais la manufacture se développe rapidement, et l'augmentation de la production interne fait que les ateliers deviennent insuffisants. Les deux associés, devant le succès de leur entreprise, décident d'édifier une usine modèle. Ils font appel à Lamaizière, architecte de la ville. Celui-ci décide de reproduire un module architectural le long du Cours Fauriel. Par le rythme régulier de ses façades, la manufacture devient un palais industriel. Sa modernité vient de l'emploi de l'électricité, la Centrale Energie construite en 1902 est le coeur de toute l'installation. La première phase de construction de la Manufacture débute en 1893. Elle devient la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint Etienne en 1909, puis Manufrance. Avec la construction du grand hall d'administration en 1910, Mimard réorganise l'usine d'un point de vue administratif et industriel. Ainsi apparaît en 1916 "l'usine à étages" construit par Lamaizière, avant la fin de sa collaboration avec le commanditaire en 1919. Lorsque la ville devient propriétaire de bâtiments, qui constituent alors la plus grande friche industrielle d'Europe, elle décide de restructurer les lieux, tout en sauvegardant les façades. L'ancienne usine abrite aujourd'hui le Palais de Congrès, le siège de la Caisse d'Epargne, et l'extension de l'Ecole des Mines.

Périodes de construction :
4e quart XIXe siècle, 1er quart XXe siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
LAMAIZIERE Léon (architecte)

Propriété privée