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Crédit photo : User:Symac - Sous licence Creative Commons
Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
place Rodesse
33800 Bordeaux - France
Code Insee de la commune : 33063
Gironde [33] - Bordeaux - Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
5 Bis Place Rodesse 33000 Bordeaux
Eléments protégés :
Façades et toitures du bâtiment d'entrée ; cour avec ses platanes accolée à ce bâtiment (cad. HM 95) : inscription par arrêté du 30 mai 1990
Description :
Logement patronal et bureau : l'élévation principale du bâtiment sur la place Rodesse présente 2 niveaux de 12 travées de baies rectangulaires, avec un avant corps central couronné d'un fronton triangulaire, l'entrée est un passage en plein-cintre encadré par 2 portes rectangulaires, couverture en tuile creuse et ardoise. Magasin industriel avec contreforts : baies jumelées en plein-cintre, jambes et chaînes d'angle en saillie. Un escalier à double rampe mène aux galeries, avec verrière, du bâtiment de l'horloge, qui porte la date 1929. Ateliers de réparation : 1 étage carré avec baies en arc segmentaire au 1er étage, toit à croupe en tuile mécanique et ancienne forge avec lanterneaux. Cheminée en brique de section circulaire. Atelier de fabrication et entrepôt industriel : 2 étages carrés et étage en surcroît, en pierre avec toit à longs pans couvert en tuile mécanique. Logement de contremaître : 1 étage carré en pierre et enduit avec toit à croupe en tuile mécanique. Les autres bâtiments sont en pierre et enduit avec toit à longs pans en tuile mécanique. Surface du site en m2 : 12506.
Historique :
L'ancien hôtel des fiacres de la ville fut aménagé en 1805 pour accueillir une fabrique de tabac érigée en manufacture impériale en 1811. En 1824, l'architecte Michel-Jules Bonfin fut chargé de conférer à l'entreprise les attributs convenant à une manufacture d'Etat ; il éleva la grande façade de la place Rodesse. Des agrandissements furent ensuite faits, en 1825 et 1920. Le corps principal présente douze travées sur deux niveaux percées de baies rectangulaires à encadrement saillant, il est précédé d'un avant-corps. La cour intérieure est à péristyle. En 1929, le bâtiment de l'horloge a été surélevé. Cette manufacture qui, à son apogée, employait une main d'oeuvre féminine considérable (1000 femmes sur 1684 salariés en 1877) , s'était spécialisée en 1945, dans la fabrication des cigares. Après la fermeture de la manufacture, les bâtiments ont été désaffectés en 1987 et seule a été sauvegardée la façade Bonfin.
En 1805, établissement d'une fabrique de tabac dans l'ancien hôtel des fiacres datant du milieu XVIIIe siècle. Cette fabrique est transformée, en 1811, en Manufacture Impériale de tabac. La construction de la façade du bâtiment de la place Rodesse, est confiée en 1824, à l'architecte Michel-Jules Bonfin. Des agrandissements sont réalisés en 1825 puis en 1843 pour abriter les services annexes de la fabrication. L'activité concerne essentiellement les scarferlatis et les préparations générales nécessaires à la confection des cigarettes réalisées, temporairement, dans la Manufacture annexe, située rue du Tondu. En 1920, des magasins sont édifiés, des ateliers sont agrandis afin d'accueillir un parc de machines plus important et l'ensemble est remanié pour organiser une meilleure répartition des tâches. En 1928, la fabrication atteint 1 975 276 kg dont 1 328 520 kg de Scaferlatis ordinaires. Le bâtiment de l'horloge est surélevé en 1929. La Direction des tabacs de Bordeaux gère les 23 entrepôts répartis en Aquitaine ainsi que les magasins de transit de Bordeaux et Bassens qui réceptionnent les tabacs exotiques avant leur réexpédition sur le territoire national. A partir de 1945, la S.E.I.T.A. spécialise la manufacture de Bordeaux dans la fabrication des cigares. Dans les années 1970, elle produit annuellement 180 000 000 de pièces, vendues sous 15 marques et 26 présentations différentes (Voltigeurs, Senoritas, Diplomates Havane no 2 et les cigares avec bagues " Assemblée Nationale " etc ... ). La manufacture s'est réorganisée pour être en mesure de répondre à des commandes en petites et moyennes séries. Elle peut ainsi satisfaire rapidement tous les besoins et suivre l'évolution des goûts de la clientèle. Désaffectés depuis 1987, les bâtiments sont vendus en 1989 à un promoteur immobilier, et vont être détruits, à l'exception de la façade Bonfin, inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1990. En 1865, une machine à vapeur de 6 ch est installée, d'autres suivront pour entraîner les machines et les transporteurs. 1870 : 2 appareils de mouillade avec tapis roulant, 4 écabochoirs, 8 hachoirs Belot, 3 torréfacteurs, 18 machines à paqueter les scaferlatis, 10 machines à confectionner les cigarettes Gauloises, Elégantes ou Parisiennes, 8 machines Boullet à paqueter les cigarettes, 1 machine Mollins à mettre en étuis, avec son imprimeuse ; 6 monte-charges et des transporteurs pneumatiques. 1980 : humidificateurs pour les manoques effeuillées ; 5 groupes de 10 machines Arenco M.E.Z. pour fabrication de 900 cigarillos /h ; machines Hauni K.D.S. ; machine à comprimer Pietruska traitant 6 rangées de 110 cigares / mn ; paqueteuses Rose et fardeleuses Découflé V.I.H. Sur les 2 sites : 300 ouvriers en 1811, 400 en 1829, 1221 en 1862, 1684 en 1877 dont 1000 femmes, 300 en 1980 dont 200 femmes et 87 salariés en 1987.
Périodes de construction :
1ère moitié XIXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Bonfin Michel-Jules (architecte)
Propriété d'une société privée
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
Fiche Mérimée : PA00083871
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-23
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