Chargement de la carte...
Précision de la localisation : 8 - Très satisfaisante >> Votre avis :
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Street View Modifier la localisation
Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
47140 Penne-d'Agenais - France
Code Insee de la commune : 47203
Lot et Garonne [47] - Agen - Aquitaine (Nouvelle-Aquitaine)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
480 Cht de Noaillac 47140 Penne-d'Agenais
Eléments protégés :
Façades et toitures du château proprement dit ; escalier d'entrée à vis de la tour Nord ; ancienne chapelle ; remparts subsistants ; pigeonnier ; anciennes écuries voûtées (cad. D 518) : inscription par arrêté du 24 décembre 1990
Description :
Le château, entre Penne et Dausse, est établi à l'extrémité sud-est d'un "pech" de la rive gauche du Lot à 200 mètres d'altitude, dominant la vallée du ruisseau du Boudouyssou, 120 mètres en contrebas. La tour romane, de plan carré d'environ 3, 50 mètres dans-oeuvre, bâtie en pierre de taille calcaire, comporte trois niveaux planchéiés ; les 2 premiers sont percés d'une archère ébrasée en plein-cintre sur sa face nord. Le dernier niveau émergeant des maçonneries modernes, était le seul accessible depuis l'extérieur, par une petite porte en arc plein-cintre sur la face sud. Les corps de logis qui l'entourent sont bâtis en moellon calcaire plus ou moins équarris. Un escalier en vis dessert les étages. L'aspect fortement mouvementé des toitures à croupes et à brisis, témoigne des différentes campagnes d'agrandissement. Avec ces travaux, le château est régularisé, les percements sont organisés par travée de croisées à double traverses. La résidence secondaire se compose d'un corps de bâtiment rectangulaire bâti en moellon calcaire, autrefois voûté, flanqué de tours circulaires sur les angles extérieurs. Ce corps est prolongé par un second aujourd'hui ruiné, flanqué d'une tour carrée, délimité par un mur en pierre de taille correspondant peut-être à l'enceinte médiévale. Les écuries en pierre de taille sont voûtées en berceau. Le pigeonnier reposant sur 8 piles est en pan-de-bois.
Historique :
L'emplacement a dû connaître une occupation très ancienne, et peut-être avoir un bourg médiéval. A l'ouest, une première enceinte barrait le plateau en s'appuyant sur l'écurie actuelle. Devant la façade nord, une seconde cour était délimitée par un mur tiré entre les deux tours carrées du nord faisant saillie. Le château présente une masse à deux niveaux, couverte d'un toit brisé en tuiles. Un donjon ancien, sans doute du XIIIe siècle, constitue le noyau central. Une salle voûtée plein cintre est accolée au nord, au pied du donjon. Elle a sans doute été complétée au XVIIe siècle d'un étage. A l'extrémité nord-ouest de ce bâtiment, une tour carrée a été construite en hors oeuvre pour surveiller l'ancienne entrée. A l'est, une seconde tour carrée complète ce premier dispositif. A la Renaissance, une tour hexagonale est créée dans l'angle formé par la saillie des bâtiments pour loger un escalier à vis. A l'est, s'appuyant contre le donjon, est construit un grand corps de bâtiment qui s'ouvrait sur la terrasse. Au sud et à l'ouest, la construction contourne l'ancien donjon et comporte de grandes pièces à plafond à solives apparentes. Plus au nord se trouve la chapelle castrale. Un bâtiment couvert de tuiles canal fait suite à l'église et s'appuie sur deux tours rondes. Une tour carrée avec des pièces intérieures primitivement en coupoles, ferme la première enceinte au nord-ouest. En contrebas se trouve un pigeonnier rectangulaire en pans de bois et briques, construit sur huit colonnes en pierre. A l'ouest, les anciennes écuries ferment l'esplanade. Restaurations au XXe siècle.
Du site médiéval de Noaillac subsiste une tour de tradition romane, datable du 12e ou du tout début du XIIIe siècle, aujourd'hui sertie dans le château moderne et uniquement visible de l'intérieur. Si tout comme d'autres sites castraux de la vallée du Boudouyssou dans le ressort du castrum de Penne, Noaillac n'est pas mentionné dans les grandes séries de textes de la deuxième moitié du XIIIe siècle liés à l'administration du duché d'Aquitaine, des membres de la famille de Noaillac -ou Noalhac-, apparentés aux Paga, sont en revanche ponctuellement cités. "L'ostal" mentionné en 1416 en possession d'Arnaud Bayle comportait probablement déjà la salle voûtée adossée au côté nord de la tour, avec laquelle elle communique par une porte percée en brèche au rez-de-chaussée. Le château est détenu en coseigneurie depuis le milieu du XVe siècle au moins par les familles de Bonal et de Latour. La pluralité des coseigneurs mentionné vers 1500 explique l'existence d'une seconde résidence, distincte de l'ancienne mais toujours dans l'enceinte castrale dont elle occupe l'angle nord-est. Parallèlement, l'ancien château est agrandi, par la construction d'une tour d'escalier en vis flanquée d'un nouveau corps de logis appuyé contre le donjon. La tour trapézoïdale sur l'angle nord-ouest, raccordée au mur d'enceinte, appartient également à ce chantier. Ces travaux sont datables des premières décennies de 1500, et semblent s'achever par la construction de la chapelle castrale en 1530. L'ensemble est complété à l'ouest, au-delà de la première enceinte, de communs, dont subsistent de vastes écuries. A partir de la 2e moitié du XVIe siècle, l'ensemble castral est progressivement regroupé dans les biens de la famille éminente des Latour, au bénéfice de Jean de Latour. En 1572, leur fils Antoine vend Noaillac à Antoine de Laduguie, dont l'unique héritière, Catherine, épouse en 1587 le capitaine huguenot Jean de Vivans, pour qui d'importants travaux sont effectués entre la fin du XVIe siècle et les premières décennies du XVIIe siècle : alors que la résidence secondaire est délaissée, la résidence principale est dotée d'un nouveau corps de logis greffé à la tour romane, désormais totalement noyée dans les constructions modernes. A la tête d'un important domaine, la seigneurie est érigée en marquisat en 1696. Les siècles suivants n'ont pas apporté de modifications significatives à ces dispositions : le cadastre de 1830 présente, pour le château, un plan-masse identique à l'actuel. Notamment, la partie ruinée de la résidence secondaire apparaît déjà ainsi sur le plan. Les dépendances comprennent l'écurie, dont l'état ancien est connue par une photographie ancienne, avec sa une haute toiture à brisis en tuile plate ; elle avoisine sur l'arrière une dépendance toujours existante, qui servait peut-être de bergerie, et un bâtiment sur le côté, remplacé par une grange-étable au cours du XIXe siècle. Quant au château, la plupart des fenêtres à double meneaux ont été restaurées, vraisemblablement au début du XXe siècle. Les changements les plus importants intervenus depuis 1830 concernent des constructions périphériques au château, en particulier sur le flanc sud-est, vestiges d'une petite agglomération castrale disparue depuis.
Périodes de construction :
XIIIe siècle, XVe siècle, XVIe siècle
Propriété privée
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
Fiche Mérimée : PA00084289
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-03-04
Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Château de Noaillac situé à Penne-d'Agenais en consultant le programme officiel des JEP 2026.