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Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
1 avenue Camille Flammarion ; avenue de l'Observatoire
31100 Toulouse - France
Code Insee de la commune : 31555
Haute Garonne [31] - Toulouse - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
6 Avenue Camille Flammarion 31500 Toulouse
Eléments protégés :
L'observatoire de Jolimont situé au n° 1 avenue Camille-Flammarion - tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : en totalité la coupole du télescope de Foucault, la coupole de l'équatorial de Brunner et la coupole de la carte du ciel (appelées les trois coupoles de Baillaud dans l'arrêté de 1987) ; l'abri de la méridienne avec les mires et les piliers supports des collimateurs ; le support de l'instrument visant le pic du Midi et ses mires d'alignement (sud du parc) ; le soubassement circulaire ayant servi à tester la coupole Baillaud pour le pic du Midi ; le parc et le mur d'enceinte ; les façades et toitures du bâtiment principal dit observatoire Urbain Vitry et de la porterie, du bureau des astronomes et du laboratoire d'astrophysique, du pigeonnier et la "maison du gardien", figurant au cadastre section AD, parcelles 213 et 223 : inscription par arrêté du 23 mars 2026
Description :
Le site de l'observatoire de Jolimont comprend trois coupoles, une tour, des écuries, diverses constructions récentes et le bâtiment principal. Ce dernier s'organise en deux parties reliées par un passage, une d'habitation et l'autre d'observation. Les fondations et le massif portant les instruments sont en maçonnerie de galet, les murs sont en brique et sont enduits de mortier. Le toit en pavillon du corps de logis est en tuile, les tourelles sont coiffées de calottes métalliques, et le vestibule est couvert par une verrière. Le premier corps de bâtiment abrite les logements du directeur et de son adjoint. Les salles s'organisent autour d'un vestibule de plan carré scandé par des pilastres. Il accueille un escalier permettant d'accéder à la partie réservée à l'observation. Ce second corps de bâtiment, de plan rectangulaire, est cantonné à l'est de deux tours coiffées de dômes. L'entrée se situe côté logement. L'accès à l'édifice se fait par un escalier monumental à deux volées aboutissant à un portique formé de deux colonnes doriques et de deux pilastres soutenant un entablement qui se poursuit sur toute la façade principale et sur les latérales. La décoration intérieure est empreinte d'une grande sobriété.
Historique :
Un nouvel observatoire fut commandé par la ville à l'architecte Urbain Vitry au début du XIXe siècle. Entre 1878 et 1908, une série de travaux furent réalisés par Benjamin Baillaud pour abriter de nouveaux instruments : téléscope Secrétan, cercle Méridien de Gautier (1891). Une série de coupoles fut édifiée. L'accès à l'édifice néo-gothique se fait par un escalier monumental à deux volées aboutissant à un portique formé de deux colonnes doriques et de deux pilastres soutenant un entablement qui se poursuit sur toute la façade principale et sur les latérales. La façade postérieure est flanquée de deux tours rondes. Dans le parc se trouvent encore trois coupoles, une tour, des écuries et divers bâtiments plus récents.
La ville de Toulouse est dotée d'un observatoire depuis 1734. Dirigé par le jeune avocat du Parlement François Garipuy et par son associé Antoine Darquier, il reflète le rayonnement scientifique de la cité durant le siècle des Lumières. Cette émulation va cesser avec la Révolution et il faut attendre 1838 avec la nomination de Frédéric Petit comme directeur de l'observatoire pour que l'astronomie à Toulouse retrouve une place de choix sur la scène scientifique française. Petit est nommé grâce au soutien de l'influent astronome parisien François Arago. Ils parviennent tous deux à convaincre la municipalité de mener un projet ambitieux avec la construction d'un observatoire moderne, destiné à remplacer celui désormais vétuste et inadapté de Garipuy. Les premiers plans datent de 1839 et il faut attendre plus d'un an pour que les travaux commencent. Ils dureront près de sept ans et seront menés sous la direction de l'architecte de la ville Urbain Vitry puis de son successeur Bonnal. Les travaux sont confiés à l'entrepreneur Gilis. Arago et Petit s'imposent dans la conception du projet et parviennent à collaborer étroitement avec l'architecte. L'observatoire doit être construit au point culminant d'une colline et le plus loin possible de la ville, source de nuisances sonores susceptibles de perturber la quiétude des chercheurs. Le coteau des Redoutes, qui répond à ces deux exigences, est choisi. Mais l'expansion de Toulouse menace de rattraper l'observatoire. Petit se bat pour en protéger les abords et obtient gain de cause. Aujourd'hui, cet espace, encore très vert, garde la mémoire de la fonction du site dans un quartier très urbanisé. Dans les années 1860, l'observatoire connaît un nouveau déclin qui prend fin la décennie suivante avec le redéploiement de l'astronomie en France, qui correspond à l'avènement de la IIIe République. Félix Tisserand et Benjamin Baillaud sont nommés successivement à la tête de l'institution toulousaine. Sous leur direction (de 1873 à 1908) l'observatoire s'étend grâce à la construction de coupoles ou de pavillons permettant de structurer l'espace et d'assurer une division stricte des tâches. Les travaux sont supervisés par l'architecte de la ville M. Fitte. Au fil des ans, l'établissement est centralisé jusqu'à n'être plus municipal en 1908. Il fusionne en 1915 avec celui du Pic du Midi, créé en 1878. Après une séparation en 1925, ils sont de nouveau réunis et ce de manière définitive en 1968. Les astronomes quittent le site de Jolimont en 1981. Les bâtiments encore en place (bâtiment principal d'Urbain Vitry, trois coupoles et mur d'enceinte) ont été protégés au titre des Monuments Historiques en 1987.
Périodes de construction :
2e quart XIXe siècle, 1er quart XXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Vitry Urbain (architecte), Baillaud Benjamin (architecte)
Propriété de la commune
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
Deutsch: Observatoire de Toulouse, die Kuppel Urbain Vitry und die Säule im Hintergrund.
Deutsch: Observatoire de Toulouse, Toulouse, Frankreich - Architekt Urbain Vitry
Deutsch: Observatoire de Toulouse - Der Garten und die Kuppel des Teleskops der Himmelkarte
Deutsch: Observatoire de Toulouse, Toulouse, Frankreich.
Deutsch: Observatoire de Toulouse, Toulouse, Frankreich.
This building is inscrit au titre des monuments historiques de la France. It is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00094625.
Français : Observatoire de Toulouse
Inscription sur enveloppe : "Toulouse :" observatoire
Català: Eugène Cosserat (1866-1931), matemàtic i astrònom francès.
French photographer, naturalist and geologist
French architect and urban planner
Fiche Mérimée : PA00094625
Lunette astronomique (lunette méridienne)
Télescope de 83 cm
Lunette de la Carte du Ciel
Statue : Saint Pierre
Statue : Saint Roch
Chaire à prêcher
Buste-reliquaire : Saint Paul
Tabernacle
Croix (crucifix)
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-04
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