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Crédit photo : PMRMaeyaert - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
46200 Souillac - France
Code Insee de la commune : 46309
Lot [46] - Cahors - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
6688 F Place de l'Abbaye 46200 Souillac
Eléments protégés :
Eglise abbatiale Sainte-Marie : classement par liste de 1840
Description :
L'église romane constitue la seule partie conservée du prieuré médiéval. Elle présente le double intérêt d'offrir un ensemble sculpté de premier plan et d'être, avec la cathédrale de Cahors, l'une des grandes églises à file de coupoles d'Aquitaine. Le chevet est constitué par une vaste abside couverte en cul-de-four, avec chapelles rayonnantes à pans coupés animés extérieurement par de grands arcs d'applique retombant sur des demi-colonnes adossées. Un transept fortement saillant, couvert en berceau brisé, distribue des chapelles orientées, semblables à celles du choeur. Les élévations intérieures sont rythmées par une arcature dont les chapiteaux portent un important programme sculpté. Les élévations intérieures des transepts, au contraire très sobres, sont animées par des arcs d'appliques de tracé brisé, reposant sur des pilastres et portant une coursière. Comme à Cahors, le niveau des coursières est marqué par un bandeau en épais quart de rond tandis que les bandeaux d'imposte des berceaux sont plus fins et en double quart de rond. Ces derniers se prolongent dans les tailloirs des chapiteaux et dans le bandeau d'imposte de l'abside, indice d'une continuité dans le chantier. Deux portes hautes en arc brisé donnent accès aux distributions intramurales. L'oculus du transept nord a été remplacé par une baie moderne en plein-cintre. La nef unique et la croisée du transept sont couvertes de coupoles sur pendentifs portées par des arcs brisés reposant sur d'épais piliers de plan quadrangulaire, parti très proche de ceux de Cahors et de Solignac (Haute-Vienne). La dimension de la croisée, déterminée par la largeur de la nef et par le parti des files de coupoles, est plus importante que celle du transept qui semble avoir hérité d'un édifice antérieur. Cette disparité a occasionné un dédoublement maladroit des arcs d'entrée de transept. Les élévations intérieures de la nef sont rythmées par les grands arcs latéraux. Une coursière traversant les piliers y est portée par une arcature aveugle et surmontée dans chaque travée par un doublet de fenêtres en plein cintre. A l'amorce de la travée orientale, au nord comme au sud, des décrochements d'assises et un changement de modénature indiquent le raccord de deux campagnes de construction : les épais quart de rond couronnant les pilastres de l'arcature aveugle sont remplacés à l'ouest par un double quart de rond à listel du type de ceux de Saint-Sauveur de Rocamadour. Une évolution est repérable également dans le parti des coupoles. La coupole de la croisée de transept est de plan quadrangulaire et dépourvue de coursière ; la coupole centrale (travée orientale de la nef) est couronnée par une coursière en encorbellement portée par des consoles dans la tête desquelles ont été aménagés des trous d'encastrement ; la coupole occidentale diffère de la précédente par le fait que les encastrements sont aménagés entre les consoles de la coursières. L'élévation occidentale reconduit le même parti que les élévations latérales à l'exception du fait que les pilastres de l'arcature y ont été enrichis par la mise en place des reliefs sculptés provenant du portail resté inachevé. Les raccords de maçonnerie montrent que la tour-porche occidentale est plus ancienne que l'élévation ouest de la nef. De plan carré, elle ouvrait sur l'extérieur par des arcades en plein cintre dont les vestiges ont été en partie restaurés. Le porche actuel a été voûté d'arêtes et doté d'un nouveau portail au XVIIe siècle. Côté nef, le revers de ce portail, en arc brisé, semble contemporain de l'ensemble de l'élévation de la nef. Les élévations extérieures confirment le phasage observé à l'intérieur. Au nord, d'importantes reprises de parements opérées au XVIIe siècle et au XIXe siècle interdisent toute analyse efficace de l'état médiéval. Au sud, en revanche, les élévations moins fortement restaurées, sont plus lisibles et laissent apparaître les disparités de mise en oeuvre et de style d'un chantier mené d'est en ouest puis finalement réunifié au niveau des combles.
Historique :
Eglise bâtie au XIIe siècle. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, ravages causés par l'occupation anglaise. En 1562 et 1573, destructions causées par les guerres de Religion. En 1659, reconstruction de l'église abbatiale alors dotée d'un décor aujourd'hui disparu. Au milieu du XIXe siècle, les travaux de restauration et de mise en valeur permettent de redonner à l'édifice son aspect roman. En 1928, dégagement des coupoles.
La fondation du prieuré ou doyenné Sainte-Marie de Souillac remonterait à l'an 909, date à laquelle Géraud, comte et abbé d'Aurillac fit don de ses possessions de Souillac aux moines bénédictins de Saint-Pierre d'Aurillac. En 1253, un bourg s'était déjà constitué autour du prieuré et ses habitants avaient obtenu du doyen la concession d'une charte de coutumes. L'établissement monastique n'obtint le statut d'abbaye qu'à la fin du XVe siècle. Les nombreux épisodes de destructions et de reconstruction qu'il eut à subir entre le XVIe et le XVIIIe siècle expliquent que le cloître médiéval ait disparu et la que les bâtiments conventuels aient été reconstruits en totalité après 1659. L'abbé Henry de La Mothe Houdancourt (1628-1684) effectua également d'importantes réparations à l'église. Elles touchèrent notamment la coupole de la croisée du transept, les couronnements, la tour-porche ainsi que les toitures. Une seconde campagne de restauration importante fut menée par les architectes Questel et Malo (1840-1845). Elle fut sévèrement critiquée par Viollet-le-Duc et Paul Gout. D'autres suivirent à la fin du XIXe siècle et, plus récemment, entre 1933 et 1936, époque à laquelle l'architecte Poutaraud établit les couvertures de lauzes que l'on voit aujourd'hui sur les coupoles. La datation de l'église médiévale est encore sujette à interrogation. A en juger par l'examen des maçonneries, la construction du XIIe siècle, commencée par le chevet, s'est poursuivie en trois ou quatre phases majeures probablement assez rapprochées dans le temps jusqu'à la tour occidentale qui a été conservée d'un édifice primitif attribué au XIe siècle. Le maintien de cette tour primitive coïnciderait avec l'abandon du grand portail qui aurait dû terminer le chantier du XIIe siècle. Selon Henri Pradalier, les rapprochements stylistiques avec la sculpture du portail nord de Cahors impliqueraient de placer la réalisation du chevet de Souillac dans les années 1150 au plus tôt. Les éléments du portail inachevé, du fait de leur affinité avec la sculpture de Moissac, auraient été réalisés plus tôt, "dans les années 1140", mais n'auraient été mis en place qu'à l'extrême fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle lors de la réalisation de l'élévation occidentale. Pour Evelyne Proust (2004, p. 181-182), la sculpture du chevet de Souillac participerait des dernières manifestations d'un style qui se serait développé entre 1140 et 1170 dans les églises du Bas Limousin. Les reliefs de Souillac, davantage que de Moissac, seraient à rapprocher du portail de Beaulieu (Corrèze) dont on pense aujourd'hui qu'il ne fut mis en place que dans les dernières décennies du XIIe siècle (Pêcheur et Proust 2005, p. 93-94). Cette dernière estimation, qui placerait la construction de l'église dans le dernier tiers du XIIe siècle, offre l'avantage de résoudre la contradiction qui résidait dans le fait d'attribuer au portail ouest une date plus ancienne que celle du chevet alors que l'analyse montre clairement que la construction de l'édifice fut menée d'est en ouest. Elle est confortée par ailleurs par les nombreuses affinités qui rapprochent Souillac des églises assez voisines de Saint-Amand-de-Coly et de Saint-Sauveur de Rocamadour, elles-mêmes tardives dans le XIIe siècle. Au XIXe siècle, une première campagne de restauration est conduite par les architectes Charles Auguste Questel et Charles Hector Malo de 1839 à 1848 ; la deuxième campagne est réalisée par l'architecte Paul Gout de 1881 à 1895. Une troisième campagne de restauration, au cours de laquelle sont en particulier dégagées les coupoles de l'église qui reçoivent de nouvelles couvertures, est entreprise entre 1933 et 1936 par l'architecte en chef des Monuments historiques Poutaraud et l'inspecteur général Henri Nodet.
Périodes de construction :
XIIe siècle
Propriété de la commune
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
This building is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00095262.
This building is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00095262.
French painter
French art historian, archivist, photographer and historian
French art historian, archivist, photographer and historian
Français : Abside.
Français : Abside.
Français : Cloître.
Français : Cloître.
Français : Choeur et nef.
Français : Transept sud.
Fiche Mérimée : PA00095262
Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue
Tableau : Christ en croix
Bas-relief : Christ enseignant entre la Vierge saint Jean et un ange (le)
Reliquaire (édicule)
2 cloches
Peintures monumentales
Statue : Vierge à l'Enfant
Haut-relief : la Crucifixion
Peintures monumentales : Bustes de saints, scènes religieuses
Autel, retable, tabernacle, 3 tableaux (autel tombeau) : la Crucifixion, saint Agapit, saint Martial
Fer à hosties : Christ en croix entre le soleil et la lune (le), Christ en croix entre la Vierge et saint Jean (le), Christ bénissant
Groupe sculpté : Vierge de Pitié
Cloche
Retable : Christ entre la Vierge et saint Jean (le), saint Roch, saint Antoine
Cloche : la Résurrection, Vierge à l'Enfant
Chaire à prêcher : Saint Pierre, saint Paul, saint Jean-Baptiste, saint Barthélémy
Bas-relief
Autel
Exposition : Scènes de la passion
Cloche
2 cloches
Bénitier
Fauteuil de célébrant (cathèdre), bancs, lambris de revêtement, porte de sacristie
Meuble de sacristie
Autel (maître-autel)
Tombeau (gisant) d'une abbesse de la Broue
Orgue de tribune
Reliquaire
Navette à encens
élément de statue : Tête de Vierge
Ampoule aux saintes huiles
Statue (statuette)
Ostensoir
Ciboire
Seau à eau bénite
élément de retable
Statue : Vierge à l'Enfant
Ampoule aux saintes huiles
Sculpture : Tête de lion
Statue : Christ
Statue : Christ
Statue
Statue : Christ
Cuve baptismale
Cuve baptismale
Statue : Christ
Vase servant de calice
Groupe sculpté : Vierge de Pitié
Statue : Vierge
Sculpture : Tête de lion
Tableau : Saint Martin
Tableau : Saint Etienne
Calice
Tableau : Crucifixion
Tableau : Saint Dominique
Tableau : Miracle d'une hostie
Tableau : Disciples d'Emmaüs
Croix de procession
Statue : Saint Moine
Statue
Relief : Profil du Christ
élément de retable
Reliquaire d'évêque
Cloche
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-27
Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Eglise abbatiale Sainte-Marie situé à Souillac en consultant le programme officiel des JEP 2026.