Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

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Monument Historique Ancien hôtel-Dieu situé à Issoudun

Crédit photo : Joecoolandcharlie - Sous licence Creative Commons

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Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
23 rue Emile-Zola ; rue de l'Hospice
36100 Issoudun - France

Code Insee de la commune : 36088
Indre [36] - Châteauroux - Centre (Centre-Val de Loire)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
1 Rue Grande Saint-Paterne 36100 Issoudun

Eléments protégés :
Bâtiments anciens y compris la chapelle et la salle des Malades ainsi que le sol de la cour (cad. X6 2p, 2, 1, 25p) : classement par arrêté du 9 septembre 1965

Historique :
Hôtel-Dieu fondé au XIIe siècle. La reconstruction, commencée vers 1500, s'est poursuivie aux XVIIe et XVIIIe siècles par les ailes latérales. Le plan général, en U, comprend trois parties. En bordure de rivière se trouvent la chapelle Saint-Roch, la chambre des malades masculins, et le logement du gardien. Une aile sur rue abrite un escalier de pierre avec balustrade métallique. Une aile entre cour et jardin renfermant l'ancienne salle de malades femmes. Cette aile se prolonge par un petit bâtiment dont le soubassement en arcade est surélevé d'un étage ouvert et accessible par un escalier en bois. Sur le jardin se trouvent deux petits bâtiments appendices.

Périodes de construction :
XIIe siècle, XVIIIe siècle

Propriété de la commune

Musée de France associéMusée de France associé : Musée de l'hospice Saint-Roch

Informations pratiques de visite ou services :

Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?

Photographies de la base Mémoire (de 1851 à 1914) :

Ancien hôtel-Dieu à Issoudun - Chapelle : Vue intérieure
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Chapelle : Vue intérieure


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1888.10
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun - Chapelle. Relief à gauche de l'entrée : Arbre de Jessé (ensemble)
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Chapelle. Relief à gauche de l'entrée : Arbre de Jessé (ensemble)


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1888.10
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun - Chapelle. Relief à gauche de l'entrée : Arbre de Jessé (partie inférieure)
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Chapelle. Relief à gauche de l'entrée : Arbre de Jessé (partie inférieure)


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1888.10


Autres photographies :

Ancien hôtel-Dieu - Français :  Bâton de procession de la corporation des bouchers dont le patron est saint Barthélémy. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Français : Bâton de procession de la corporation des bouchers dont le patron est saint Barthélémy. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.


Crédit : ManiacParisien
2013-07-22
Ancien hôtel-Dieu - Français :  Bâton de procession de la corporation des mégissiers dont le patron est saint Roch. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Français : Bâton de procession de la corporation des mégissiers dont le patron est saint Roch. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.


Crédit : ManiacParisien
2013-07-22
Ancien hôtel-Dieu - Français :  Bâton de procession de la corporation des menuisiers dont le patron est sainte Anne. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Français : Bâton de procession de la corporation des menuisiers dont le patron est sainte Anne. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.


Crédit : ManiacParisien
2013-07-22
Ancien hôtel-Dieu - Français :  Bâton de procession de la corporation des tailleurs de pierre, symbolisés par un Christ en ascension. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Français : Bâton de procession de la corporation des tailleurs de pierre, symbolisés par un Christ en ascension. Musée de l'hospice Saint-Roch, à Issoudun.


Crédit : ManiacParisien
2013-07-22
Ancien hôtel-Dieu - Français :  Clavecin de Jean Denis II - Paris 1648 (Musée de l'Hospice Saint Roch, Issoudun)
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Français : Clavecin de Jean Denis II - Paris 1648 (Musée de l'Hospice Saint Roch, Issoudun)


Crédit : Gérard Janot
2013-08-08
Ancien hôtel-Dieu - Français :  Clavecin de Jean Denis II, 1648, au musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Français : Clavecin de Jean Denis II, 1648, au musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun


Crédit : ManiacParisien
2013-07-22
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Plat en laiton du XVIe siècle.  Plat de présentation des clefs des portes de la villes représentant "Adam et Eve au Paradis et l'Arbre de Vie".
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Plat en laiton du XVIe siècle. Plat de présentation des clefs des portes de la villes représentant "Adam et Eve au Paradis et l'Arbre de Vie".


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Couleuvrine de 1568 en bronze. En provenance des remparts de la ville.

Elle porte les inscriptions :

ANDRI : BRASSEUX POTTIER DE TEN (...potier d'étain)

A FETTE SETTE PIESSESY SIMON : DUFOUR SOLLICITEUR (à la demande de ...)

LE NO DES GOUVERNEUX DE G : ROBERT : G : CARCAT : YVE : AUDOULX : I : COVGNY . (échevins élus)

A . YSSOUDUN : IE FV FETTE : POUR TENIR : AVX ANNEMIS : TESTE :

DEP  (l'extrémité est tronquée. devait indiquer : DE P [AR LE ROI])
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Couleuvrine de 1568 en bronze. En provenance des remparts de la ville. Elle porte les inscriptions : ANDRI : BRASSEUX POTTIER DE TEN (...potier d'étain) A FETTE SETTE PIESSESY SIMON : DUFOUR SOLLICITEUR (à la demande de ...) LE NO DES GOUVERNEUX DE G : ROBERT : G : CARCAT : YVE : AUDOULX : I : COVGNY . (échevins élus) A . YSSOUDUN : IE FV FETTE : POUR TENIR : AVX ANNEMIS : TESTE : DEP (l'extrémité est tronquée. devait indiquer : DE P [AR LE ROI])


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Torque à tampons en bronze du IVe siècle avant J.-C.

Le torque est un collier métallique qui a été porté par les Celtes à l'Âge du Fer. . . .

En 361 avant J.C., Rome fut menacée par de nouvelles hordes gauloises.

Les gaulois faisaient face à l'armée romaine commandée par le  dictateur Quinctius Poenus Capitolinus Crispinus.

Après quelques escarmouches, un gaulois s'avança et dit :

"Que le plus vaillant des guerriers de Rome vienne et combatte, s’il ose, afin que l’issue de notre lutte apprenne qui des deux peuples vaut plus à la guerre".

Titus Manlius sortit des rangs et s’approcha du dictateur :

« Sans ton ordre, général, je n’aurais jamais combattu hors de rang, même avec l’assurance de la victoire. Si tu le permets, je veux montrer à cette brute, qui gambade insolemment devant les enseignes ennemies, que je suis sorti de cette famille qui renversa de la roche Tarpéienne une armée de Gaulois ».

Le dictateur accepta.  Le jeune homme est armé par ses amis; il prend un bouclier d'infanterie, et ceint un glaive espagnol, commode pour combattre de près.

Le gaulois se présente avec une taille gigantesque, et tout resplendissant des mille couleurs de ses vêtements et de ses armes peintes et ciselées en or; le romain, avec la taille moyenne du soldat, et le modeste éclat de ses armes, plus commodes que brillantes.

Le Romain, l'épée haute et droite, heurte le bas du bouclier gaulois, pénètre de tout son corps sous cet abri qui le préserve des blessures, se glisse entre les armes et le corps de l'ennemi, lui plonge et lui replonge son glaive dans le ventre et dans l'aine, et l'étend sur le sol.

À ce cadavre renversé, le romain épargna toute injure; seulement il le dépouilla de son torque, qu'il passa, tout mouillé de sang, à son cou.

Titus Manlius, depuis, porta le surnom de "Torquatus".

Le dictateur y ajouta le don d'une couronne d'or, et, devant l'armée assemblée, releva par d'admirables éloges l'éclat de cette victoire.  (Voir Tite-Live, VII, 9, 6-10)
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Torque à tampons en bronze du IVe siècle avant J.-C. Le torque est un collier métallique qui a été porté par les Celtes à l'Âge du Fer. . . . En 361 avant J.C., Rome fut menacée par de nouvelles hordes gauloises. Les gaulois faisaient face à l'armée romaine commandée par le dictateur Quinctius Poenus Capitolinus Crispinus. Après quelques escarmouches, un gaulois s'avança et dit : "Que le plus vaillant des guerriers de Rome vienne et combatte, s’il ose, afin que l’issue de notre lutte apprenne qui des deux peuples vaut plus à la guerre". Titus Manlius sortit des rangs et s’approcha du dictateur : « Sans ton ordre, général, je n’aurais jamais combattu hors de rang, même avec l’assurance de la victoire. Si tu le permets, je veux montrer à cette brute, qui gambade insolemment devant les enseignes ennemies, que je suis sorti de cette famille qui renversa de la roche Tarpéienne une armée de Gaulois ». Le dictateur accepta. Le jeune homme est armé par ses amis; il prend un bouclier d'infanterie, et ceint un glaive espagnol, commode pour combattre de près. Le gaulois se présente avec une taille gigantesque, et tout resplendissant des mille couleurs de ses vêtements et de ses armes peintes et ciselées en or; le romain, avec la taille moyenne du soldat, et le modeste éclat de ses armes, plus commodes que brillantes. Le Romain, l'épée haute et droite, heurte le bas du bouclier gaulois, pénètre de tout son corps sous cet abri qui le préserve des blessures, se glisse entre les armes et le corps de l'ennemi, lui plonge et lui replonge son glaive dans le ventre et dans l'aine, et l'étend sur le sol. À ce cadavre renversé, le romain épargna toute injure; seulement il le dépouilla de son torque, qu'il passa, tout mouillé de sang, à son cou. Titus Manlius, depuis, porta le surnom de "Torquatus". Le dictateur y ajouta le don d'une couronne d'or, et, devant l'armée assemblée, releva par d'admirables éloges l'éclat de cette victoire. (Voir Tite-Live, VII, 9, 6-10)


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Bracelets, anneaux, en bronze, du Ier siècle avant J.-C.

Objets provenant de la "tombe à char" découverte en 1874, à Issoudun? Les anneaux et boucles passe-guides étaient probablement des éléments d'harnachement des chevaux.

La pratique funéraire, sous tumulus, où un char accompagne le défunt est répandue en Europe, de la Grande-Bretagne à l'Europe de l'Est ainsi que dans le sud de la France.  Le char en bois dont seules se conservent les garnitures métalliques,  désigne une tombe d'un personnage de rang élevé.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Bracelets, anneaux, en bronze, du Ier siècle avant J.-C. Objets provenant de la "tombe à char" découverte en 1874, à Issoudun? Les anneaux et boucles passe-guides étaient probablement des éléments d'harnachement des chevaux. La pratique funéraire, sous tumulus, où un char accompagne le défunt est répandue en Europe, de la Grande-Bretagne à l'Europe de l'Est ainsi que dans le sud de la France. Le char en bois dont seules se conservent les garnitures métalliques, désigne une tombe d'un personnage de rang élevé.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Petit buste sur socle du second âge du fer (Ier siècle avant J.-C.).

Cette statuette en bronze provient d'une sépulture de l'oppidum de la Colline des Tours à Levroux (Indre).

La statuette gît dans une fosse comblée de matériel de La Tène (Ier siècle avant. J.-C.) et se trouve associée à une ramure de cervidé (Krausz et al., 1989). On retrouve dans d'autres endroits des statuettes de ce genre associées à des bois de cervidés.

Le personnage porte autour du cou un torque à tampons et tient dans ses mains un autres torque torsadé. ces attributs désigneraient un dignitaire militaire ou religieux.  Les traits du visage, yeux obliques, nez droit, bouche fine, coiffure tirée en arrière, bandeau,  sont semblables aux productions de bronze d'Europe de l'Est.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Petit buste sur socle du second âge du fer (Ier siècle avant J.-C.). Cette statuette en bronze provient d'une sépulture de l'oppidum de la Colline des Tours à Levroux (Indre). La statuette gît dans une fosse comblée de matériel de La Tène (Ier siècle avant. J.-C.) et se trouve associée à une ramure de cervidé (Krausz et al., 1989). On retrouve dans d'autres endroits des statuettes de ce genre associées à des bois de cervidés. Le personnage porte autour du cou un torque à tampons et tient dans ses mains un autres torque torsadé. ces attributs désigneraient un dignitaire militaire ou religieux. Les traits du visage, yeux obliques, nez droit, bouche fine, coiffure tirée en arrière, bandeau, sont semblables aux productions de bronze d'Europe de l'Est.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.  Lampe à huile, de la fin IIe - début IIIe siècle après J.-C. en provenance de Saint-Florentin (Indre).
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Lampe à huile, de la fin IIe - début IIIe siècle après J.-C. en provenance de Saint-Florentin (Indre).


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Bol tripode de la fin du IIe siècle. Provenance Saint-Florentin (Indre).

Le bol tripode, typiquement romain, apparaît au Ier siècle dans le Sud de la Gaule et au IIe siècle dans le Nord.  Les vases tripodes sont des récipients bas et ouverts munis de trois pieds. Ils sont destinés à la cuisson des aliments, les pieds reposant sur la braise.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Bol tripode de la fin du IIe siècle. Provenance Saint-Florentin (Indre). Le bol tripode, typiquement romain, apparaît au Ier siècle dans le Sud de la Gaule et au IIe siècle dans le Nord. Les vases tripodes sont des récipients bas et ouverts munis de trois pieds. Ils sont destinés à la cuisson des aliments, les pieds reposant sur la braise.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Venus abritée sous un édicule. Sculpture gallo-romaine en pierre trouvée à Issoudun, rue du Château (aujourd'hui rue Pierre Sémard).

Cette Vénus est très analogue à d'autres en terre cuite. (par ex. Vénus nue, sortant de la mer au Musée Roulin, Autun.  De nombreuses statuettes de Vénus gallo-romaines ont été retrouvées. Les Vénus gauloises sont à rapprocher des déesses-mères.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Venus abritée sous un édicule. Sculpture gallo-romaine en pierre trouvée à Issoudun, rue du Château (aujourd'hui rue Pierre Sémard). Cette Vénus est très analogue à d'autres en terre cuite. (par ex. Vénus nue, sortant de la mer au Musée Roulin, Autun. De nombreuses statuettes de Vénus gallo-romaines ont été retrouvées. Les Vénus gauloises sont à rapprocher des déesses-mères.


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Borne milliaire gallo-romaine (237 après J.-C.).

Cette borne milliaire fut découverte à Meunet-Planches (Indre), en 1970, par un agriculteur qui labourait sa parcelle. Cette borne milliaire a été fendue en deux et transformée en sarcophage.

Les inscriptions, détériorées par la transformation en sarcophage, indiquent le nom et la titulature de l'empereur qui a fait construire , ou refaire, la route. Elles indiquent aussi les distances entre la borne et les villes de Bourges et Ingrandes.

La traduction proposée est la suivante : " A l'empereur César Caius Julius Verus Maximin, pieux, heureux Auguste, très grand vainqueur des Germains, grand pontife , revêtu de la puissance tribunicienne, consul pour la 3ème fois(...) à 39 lieues d'Ingrandes* et à 22 lieues de Bourges (Avaricum)."

La lieue gauloise mesurait un peu plus de 2,2 km. Elle était donc à 49 km de Bourges, soit très proche du lieu où on l'a retrouvée.

. . .

Ingrandes est supposée correspondre au "Fines" sur la Table de Peutinger. L'humaniste allemand Konrad Peutinger (1465-1547) est resté célèbre pour la carte qui donne les routes militaires de l'Empire Romain. Cette carte serait une copie du XIIIe siècle d'un original du IIIe siècle. Cette carte s'apparente plus à un "plan de métro ou de bus" qu'à une représentation à l'échelle.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Borne milliaire gallo-romaine (237 après J.-C.). Cette borne milliaire fut découverte à Meunet-Planches (Indre), en 1970, par un agriculteur qui labourait sa parcelle. Cette borne milliaire a été fendue en deux et transformée en sarcophage. Les inscriptions, détériorées par la transformation en sarcophage, indiquent le nom et la titulature de l'empereur qui a fait construire , ou refaire, la route. Elles indiquent aussi les distances entre la borne et les villes de Bourges et Ingrandes. La traduction proposée est la suivante : " A l'empereur César Caius Julius Verus Maximin, pieux, heureux Auguste, très grand vainqueur des Germains, grand pontife , revêtu de la puissance tribunicienne, consul pour la 3ème fois(...) à 39 lieues d'Ingrandes* et à 22 lieues de Bourges (Avaricum)." La lieue gauloise mesurait un peu plus de 2,2 km. Elle était donc à 49 km de Bourges, soit très proche du lieu où on l'a retrouvée. . . . Ingrandes est supposée correspondre au "Fines" sur la Table de Peutinger. L'humaniste allemand Konrad Peutinger (1465-1547) est resté célèbre pour la carte qui donne les routes militaires de l'Empire Romain. Cette carte serait une copie du XIIIe siècle d'un original du IIIe siècle. Cette carte s'apparente plus à un "plan de métro ou de bus" qu'à une représentation à l'échelle.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Borne milliaire gallo-romaine (237 après J.-C.).

Cette borne milliaire fut découverte à Meunet-Planches (Indre), en 1970, par un agriculteur qui labourait sa parcelle. Cette borne milliaire a été fendue en deux et transformée en sarcophage.

Les inscriptions, détériorées par la transformation en sarcophage, indiquent le nom et la titulature de l'empereur qui a fait construire , ou refaire, la route. Elles indiquent aussi les distances entre la borne et les villes de Bourges et Ingrandes.

La traduction proposée est la suivante : " A l'empereur César Caius Julius Verus Maximin, pieux, heureux Auguste, très grand vainqueur des Germains, grand pontife , revêtu de la puissance tribunicienne, consul pour la 3ème fois(...) à 39 lieues d'Ingrandes* et à 22 lieues de Bourges (Avaricum)."

La lieue gauloise mesurait un peu plus de 2,2 km. Elle était donc à 49 km de Bourges, soit très proche du lieu où on l'a retrouvée.

. . .

Ingrandes est supposée correspondre au "Fines" sur la Table de Peutinger. L'humaniste allemand Konrad Peutinger (1465-1547) est resté célèbre pour la carte qui donne les routes militaires de l'Empire Romain. Cette carte serait une copie du XIIIe siècle d'un original du IIIe siècle. Cette carte s'apparente plus à un "plan de métro ou de bus" qu'à une représentation à l'échelle.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Borne milliaire gallo-romaine (237 après J.-C.). Cette borne milliaire fut découverte à Meunet-Planches (Indre), en 1970, par un agriculteur qui labourait sa parcelle. Cette borne milliaire a été fendue en deux et transformée en sarcophage. Les inscriptions, détériorées par la transformation en sarcophage, indiquent le nom et la titulature de l'empereur qui a fait construire , ou refaire, la route. Elles indiquent aussi les distances entre la borne et les villes de Bourges et Ingrandes. La traduction proposée est la suivante : " A l'empereur César Caius Julius Verus Maximin, pieux, heureux Auguste, très grand vainqueur des Germains, grand pontife , revêtu de la puissance tribunicienne, consul pour la 3ème fois(...) à 39 lieues d'Ingrandes* et à 22 lieues de Bourges (Avaricum)." La lieue gauloise mesurait un peu plus de 2,2 km. Elle était donc à 49 km de Bourges, soit très proche du lieu où on l'a retrouvée. . . . Ingrandes est supposée correspondre au "Fines" sur la Table de Peutinger. L'humaniste allemand Konrad Peutinger (1465-1547) est resté célèbre pour la carte qui donne les routes militaires de l'Empire Romain. Cette carte serait une copie du XIIIe siècle d'un original du IIIe siècle. Cette carte s'apparente plus à un "plan de métro ou de bus" qu'à une représentation à l'échelle.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Plaque-boucle de ceinture en os, de la deuxième moitié du VIe siècle.

Cette belle boucle de ceinture mérovingienne a été retrouvée au XIXe siècle dans l'église Saint-Cyr d'Issoudun.

On distingue un griffon assis face à une croix dont la base est lestée des lettres "alpha" et " oméga", première et dernière lettre de l'alphabet grec. L'alpha et l'oméga accompagnent souvent les représentation du Christ, rappelant la parole divine : "Je suis l'alpha et l'oméga, celui qui était, qui est, et qui vient, le Tout Puissant?" (Livre de l'Apocalypse, de Jean).

La plaque était entièrement évidée, et on pouvait, par la partie supérieure, y introduire des petites reliques.

Des traces d'oxydation sur la plaque signale l'existence de rivets en métal cuivreux destinés à fixer la plaque sur le cuir de la ceinture.  La liaison entre la plaque et la boucle se faisait à l'aide d'une tige de métal qui a disparu, ainsi que l'ardillon.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Plaque-boucle de ceinture en os, de la deuxième moitié du VIe siècle. Cette belle boucle de ceinture mérovingienne a été retrouvée au XIXe siècle dans l'église Saint-Cyr d'Issoudun. On distingue un griffon assis face à une croix dont la base est lestée des lettres "alpha" et " oméga", première et dernière lettre de l'alphabet grec. L'alpha et l'oméga accompagnent souvent les représentation du Christ, rappelant la parole divine : "Je suis l'alpha et l'oméga, celui qui était, qui est, et qui vient, le Tout Puissant?" (Livre de l'Apocalypse, de Jean). La plaque était entièrement évidée, et on pouvait, par la partie supérieure, y introduire des petites reliques. Des traces d'oxydation sur la plaque signale l'existence de rivets en métal cuivreux destinés à fixer la plaque sur le cuir de la ceinture. La liaison entre la plaque et la boucle se faisait à l'aide d'une tige de métal qui a disparu, ainsi que l'ardillon.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre)

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Les deux valves en ivoire d'une boîte à miroir. Fin XIIIe - début XIVe siècle.

Aux XIIIe et XIVe siècles, le travail de l'ivoire est une spécialité parisienne. La production est exportée dans toute l'Europe.

Au XIe siècle, l'ivoire d'éléphant est très rare et très cher. Un abbé de Cluny devra payer cinq fois le pris d'un clos* de vigne pour un diptyque* en ivoire.

Au XIIIe siècle, l'ivoire d'Afrique arrive en quantité dans les ports de l'Atlantique, en particulier les ports normands. A partir des ports normands, l'ivoire est dirigé sur Paris pour y être travaillé dans les ateliers des paroisses de Saint-Germain l'Auxerrois, Sainte-Opportune, Saint Leu-Saint-Gilles et Saint-Merri, proches des ateliers des orfèvres.

La boîte à miroir est composée de deux volets qui renferment une plaque de métal poli.

Ici les volets de la boîte à miroir sont en ivoire gravé. La gravure représente deux scènes de l'amour courtois : deux amants se rencontrent. Dans une scène, le jeune homme offre son coeur à la dame qui le coiffe d'une couronne en signe d'acceptation. Dans l'autre scène, sur le couvercle cassé, la dame se détourne du baiser du prétendant. . . .

Le "clos"  est un terrain cultivé entouré de haies, ou de murs.

Dans un diptyque deux tablettes réunies par une charnière étaient recouvertes de cire. On pouvait prendre des notes sur la cire. Les tablettes pouvaient être en ivoire ou en bois et ouvragées. Quant il y avait trois volets, on avait un triptyque. (Voir "L'art médiéval en France" Par Marcelle Baby-Pabion)
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre) Musée de l'Hospice Saint-Roch. Les deux valves en ivoire d'une boîte à miroir. Fin XIIIe - début XIVe siècle. Aux XIIIe et XIVe siècles, le travail de l'ivoire est une spécialité parisienne. La production est exportée dans toute l'Europe. Au XIe siècle, l'ivoire d'éléphant est très rare et très cher. Un abbé de Cluny devra payer cinq fois le pris d'un clos* de vigne pour un diptyque* en ivoire. Au XIIIe siècle, l'ivoire d'Afrique arrive en quantité dans les ports de l'Atlantique, en particulier les ports normands. A partir des ports normands, l'ivoire est dirigé sur Paris pour y être travaillé dans les ateliers des paroisses de Saint-Germain l'Auxerrois, Sainte-Opportune, Saint Leu-Saint-Gilles et Saint-Merri, proches des ateliers des orfèvres. La boîte à miroir est composée de deux volets qui renferment une plaque de métal poli. Ici les volets de la boîte à miroir sont en ivoire gravé. La gravure représente deux scènes de l'amour courtois : deux amants se rencontrent. Dans une scène, le jeune homme offre son coeur à la dame qui le coiffe d'une couronne en signe d'acceptation. Dans l'autre scène, sur le couvercle cassé, la dame se détourne du baiser du prétendant. . . . Le "clos" est un terrain cultivé entouré de haies, ou de murs. Dans un diptyque deux tablettes réunies par une charnière étaient recouvertes de cire. On pouvait prendre des notes sur la cire. Les tablettes pouvaient être en ivoire ou en bois et ouvragées. Quant il y avait trois volets, on avait un triptyque. (Voir "L'art médiéval en France" Par Marcelle Baby-Pabion)


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Tête de bovidé, en bronze, du Ier siècle avant J.-C.  Une autre tête de taureau à cornes bouletées est conservée au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Troyes.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Tête de bovidé, en bronze, du Ier siècle avant J.-C. Une autre tête de taureau à cornes bouletées est conservée au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Troyes.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Stèle de Mithra.

Statuette gallo-romaine en pierre calcaire du dieu Mithra, IIe-IIIe siècle après J.-C, en provenance de Saint-Aubin (Indre).

La statuette représente la naissance de Mithra.

Le dieu Mithra nait de la pierre ("petram genetricem" inscrit sur une statue du dieu, du règne de Commode, exposée au musée des Thermes de Dioclétien), près d'une source sacrée, sous un arbre lui aussi sacré.

La petite stèle présente un dieu Mithra nu émergeant d'un rocher symbolisé par un empilement de sphères. La jambe gauche est encore prisonnière de la roche. Contrairement aux autres représentations du dieu connues en Gaule, Mithra naît dépourvu de ses attributs habituels: bonnet phrygien, glaive, torche...

Mithra est une divinité de l'Antiquité orientale dont le culte était issu d'un mélange des religions hindoue, perse et syrienne.

La divinité Mithra est décrite dans les Veda et dans l'Avesta comme étant le dieu des contrats et de la solidarité. Son rôle est resté secondaire en Inde, il fut important en Iran où Mithra fut l'objet d'un culte très populaire. Ce culte, est transporté hors de la Perse par les soldats de Rome, dès le règne de Néron. Mithra connu une grande faveur dans l'armée, surtout au IIe siècle.

Le mithriacisme reconnaissait une divinité unique qui se manifestait dans la lumière des astres et en particulier du Soleil. Mithra était l'intercesseur des hommes avec ce dieu suprême : Ahura Mazda (Ormuzd). Le mithriacisme était une religion à "mystères", très austère, les initiés, tous des hommes,  étaient baptisés par aspersion du sang d'un taureau sacrifié (taurobole). Le culte avait lieu dans des chapelles, si possible souterraines. L'initiation assurait aux fidèles la vie éternelle après une régénérescence.

Le culte de Mithra résista au christianisme, autre religion orientale,  jusqu'aux persécutions de l'empereur Théodose* au IVe siècle : Un édit, en 391, interdit les «cultes païens» sous peine de mort.

L'empereur Julien*, par contre, fut un adorateur de Mithra qu'il assimila au Soleil et à Apollon en cherchant à en faire le dieu de l'Empire. . . . .

Théodose, Flavius Theodosius Augustus, mort en 395, sera le dernier empereur unique. Après la mort de Théodose, le territoire impérial est divisé définitivement en deux parties: Orient et Occident. En 380, il publia l’édit dit de Thessalonique : «Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l’apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l'évêque d'Alexandrie, c’est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit.»

Julien, Flavius Claudius Julianus, dit Julien l'Apostat, meurt blessé en Mésopotamie, en 363, à 32 ans, après un règne d'environ un an et demi. C'est l'un des derniers défenseurs des traditions antiques. Après une éducation chrétienne, il se détachera du christianisme le considérant comme un facteur de désintégration sociale et un danger pour l'Etat.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Stèle de Mithra. Statuette gallo-romaine en pierre calcaire du dieu Mithra, IIe-IIIe siècle après J.-C, en provenance de Saint-Aubin (Indre). La statuette représente la naissance de Mithra. Le dieu Mithra nait de la pierre ("petram genetricem" inscrit sur une statue du dieu, du règne de Commode, exposée au musée des Thermes de Dioclétien), près d'une source sacrée, sous un arbre lui aussi sacré. La petite stèle présente un dieu Mithra nu émergeant d'un rocher symbolisé par un empilement de sphères. La jambe gauche est encore prisonnière de la roche. Contrairement aux autres représentations du dieu connues en Gaule, Mithra naît dépourvu de ses attributs habituels: bonnet phrygien, glaive, torche... Mithra est une divinité de l'Antiquité orientale dont le culte était issu d'un mélange des religions hindoue, perse et syrienne. La divinité Mithra est décrite dans les Veda et dans l'Avesta comme étant le dieu des contrats et de la solidarité. Son rôle est resté secondaire en Inde, il fut important en Iran où Mithra fut l'objet d'un culte très populaire. Ce culte, est transporté hors de la Perse par les soldats de Rome, dès le règne de Néron. Mithra connu une grande faveur dans l'armée, surtout au IIe siècle. Le mithriacisme reconnaissait une divinité unique qui se manifestait dans la lumière des astres et en particulier du Soleil. Mithra était l'intercesseur des hommes avec ce dieu suprême : Ahura Mazda (Ormuzd). Le mithriacisme était une religion à "mystères", très austère, les initiés, tous des hommes, étaient baptisés par aspersion du sang d'un taureau sacrifié (taurobole). Le culte avait lieu dans des chapelles, si possible souterraines. L'initiation assurait aux fidèles la vie éternelle après une régénérescence. Le culte de Mithra résista au christianisme, autre religion orientale, jusqu'aux persécutions de l'empereur Théodose* au IVe siècle : Un édit, en 391, interdit les «cultes païens» sous peine de mort. L'empereur Julien*, par contre, fut un adorateur de Mithra qu'il assimila au Soleil et à Apollon en cherchant à en faire le dieu de l'Empire. . . . . Théodose, Flavius Theodosius Augustus, mort en 395, sera le dernier empereur unique. Après la mort de Théodose, le territoire impérial est divisé définitivement en deux parties: Orient et Occident. En 380, il publia l’édit dit de Thessalonique : «Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l’apôtre Pierre, celle que reconnaissent le pontife Damase et Pierre, l'évêque d'Alexandrie, c’est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit.» Julien, Flavius Claudius Julianus, dit Julien l'Apostat, meurt blessé en Mésopotamie, en 363, à 32 ans, après un règne d'environ un an et demi. C'est l'un des derniers défenseurs des traditions antiques. Après une éducation chrétienne, il se détachera du christianisme le considérant comme un facteur de désintégration sociale et un danger pour l'Etat.


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.  Torse en pierre d'époque gallo-romaine, trouvé à Issoudun au XIXe siècle. )
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Torse en pierre d'époque gallo-romaine, trouvé à Issoudun au XIXe siècle. )


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre)

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Masque du groupe Elema. Papouasie-Nouvelle-Guinée. XIXe siècle.

Le groupe Elema s'étend le long de la côte est du Golfe de Papouasie, depuis le fleuve Purari au Cap Possession.

Les masques sont fabriqués par les hommes, dans les maisons cérémonielles à l’abri du regard des femmes et des enfants. Ils sont formés d’une structure en rotin et de jonc sur laquelle est fixée une étoffe d’écorce battue, le tapa, structure végétale frappée selon une technique répandue en Océanie. Les yeux ronds, le nez long en relief, l’harmonie des pigments, rouge, blanc et noir comme les motifs triangulaires sont caractéristiques de leur style. Ce sont des masques de danse, portés au rythme du tambour, pour les cérémonies destinées à faire revivre les esprits et à initier les jeunes adultes. Les masques Kovave de forme conique, à la bouche ouverte et menaçante, sont voués à éveiller les esprits de la brousse. A l’issue des cérémonies les masques étaient ordinairement brûlés d’où leur rareté parmi les collections ethnographiques internationales. webmuseo.com/ws/musee-issoudun/app/collection/record/6
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre) Musée de l'Hospice Saint-Roch. Masque du groupe Elema. Papouasie-Nouvelle-Guinée. XIXe siècle. Le groupe Elema s'étend le long de la côte est du Golfe de Papouasie, depuis le fleuve Purari au Cap Possession. Les masques sont fabriqués par les hommes, dans les maisons cérémonielles à l’abri du regard des femmes et des enfants. Ils sont formés d’une structure en rotin et de jonc sur laquelle est fixée une étoffe d’écorce battue, le tapa, structure végétale frappée selon une technique répandue en Océanie. Les yeux ronds, le nez long en relief, l’harmonie des pigments, rouge, blanc et noir comme les motifs triangulaires sont caractéristiques de leur style. Ce sont des masques de danse, portés au rythme du tambour, pour les cérémonies destinées à faire revivre les esprits et à initier les jeunes adultes. Les masques Kovave de forme conique, à la bouche ouverte et menaçante, sont voués à éveiller les esprits de la brousse. A l’issue des cérémonies les masques étaient ordinairement brûlés d’où leur rareté parmi les collections ethnographiques internationales. webmuseo.com/ws/musee-issoudun/app/collection/record/6


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudin (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Fioles à "eau bénite", en terre cuite, du Bas Moyen-Âge*. Provenance Saint-Aubin (Indre) et Méreau (Cher).

Dans les sépultures du Moyen-Âge, on retrouve deux sortes de vases: ceux contenant de l'encens et ceux contenant de l'eau bénite. Ces vases servaient lors de la cérémonie des funérailles. Les "fioles à eau bénite" ont une contenance d'environ un demi litre, les vases à encens de quelques litres et sont percés de trous pour permettre la combustion de l'encens. Ces poteries destinées soit à rester dans la fosse soit à être jetées sont assez grossières.

Deux liturgistes chrétiens, des XIIe et XIIIe siècles, Jean Beleth, évêque d'Amiens vers 1160 et Guillaume Durand, évêque de Mende vers 1280p, nous expliquent que les vases retrouvés dans les sépultures médiévales, étaient destinés à contenir de l'eau bénite et à faire fumer de l'encens. Guillaume Durand l'exprime ainsi : "deinde (corpus) ponitur in spelunca in qua in quibusdam locis, ponitur aqua benedicta et prunae cum thure".

Selon les liturgistes, l'eau bénite éloignait les démons, l'encens symbolisait les bonnes actions du défunt et  le charbon de bois, outre sa fonction pratique pour brûler l'encens, signalait la fonction sacrée de la sépulture. Guillaume Durand l'exprime ainsi : "Aqua benedicta ne doemones qui multum eam timent ad corpus accedant ; solent namque desoevire in corpora mortuorum ut quod nequiverunt in vita saltem post mortem agant. Thus propter fetorem corporis removendum seu ut defunctus creatori suo acceptabilem bonorum operum odorem intelligatur obtulisse, seu ad ostendendum quod defunctis prosit auxilium orationis".

Le bas Moyen-Âge va de l'an mil à la Renaissance
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudin (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Fioles à "eau bénite", en terre cuite, du Bas Moyen-Âge*. Provenance Saint-Aubin (Indre) et Méreau (Cher). Dans les sépultures du Moyen-Âge, on retrouve deux sortes de vases: ceux contenant de l'encens et ceux contenant de l'eau bénite. Ces vases servaient lors de la cérémonie des funérailles. Les "fioles à eau bénite" ont une contenance d'environ un demi litre, les vases à encens de quelques litres et sont percés de trous pour permettre la combustion de l'encens. Ces poteries destinées soit à rester dans la fosse soit à être jetées sont assez grossières. Deux liturgistes chrétiens, des XIIe et XIIIe siècles, Jean Beleth, évêque d'Amiens vers 1160 et Guillaume Durand, évêque de Mende vers 1280p, nous expliquent que les vases retrouvés dans les sépultures médiévales, étaient destinés à contenir de l'eau bénite et à faire fumer de l'encens. Guillaume Durand l'exprime ainsi : "deinde (corpus) ponitur in spelunca in qua in quibusdam locis, ponitur aqua benedicta et prunae cum thure". Selon les liturgistes, l'eau bénite éloignait les démons, l'encens symbolisait les bonnes actions du défunt et le charbon de bois, outre sa fonction pratique pour brûler l'encens, signalait la fonction sacrée de la sépulture. Guillaume Durand l'exprime ainsi : "Aqua benedicta ne doemones qui multum eam timent ad corpus accedant ; solent namque desoevire in corpora mortuorum ut quod nequiverunt in vita saltem post mortem agant. Thus propter fetorem corporis removendum seu ut defunctus creatori suo acceptabilem bonorum operum odorem intelligatur obtulisse, seu ad ostendendum quod defunctis prosit auxilium orationis". Le bas Moyen-Âge va de l'an mil à la Renaissance


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Vase acoustique en terre cuite, du Bas Moyen-Âge.

Ces vases étaient scellés dans les murs des églises médiévales. Une tradition antique leur assigne une fonction acoustique.

Dans le théâtre antique, ces poteries placées près de la scène introduisaient une certaine réverbération, réverbération nulle en plein air. Placés dans les gradins, ces vases jouaient le rôle de résonnateurs.

Ce n'est évidemment pas le cas des vases acoustiques placés dans les murs des églises du Moyen-Âge et ouverts vers l'intérieur.

Les mesures effectuées à l'intérieur de certaines églises (et au cours desquelles on a tantôt bouché, tantôt débouché les orifices) permettent de conclure que, d'une manière générale, les vases peuvent jouer le rôle de régulateurs (absorption des échos, diminution du temps de réverbération), tandis que l'effet d'amplification doit être tenu pour négligeable, ne fût-ce qu'en raison de la distance à laquelle se trouve l'auditeur. Semblable résultat a été effectivement obtenu dans la mesure où ont été réunis un certain nombre de facteurs de réussite. Mais ce n'est pas la règle. Dans beaucoup de cas on se trouve en présence de réalisations défectueuses, «explicables par un manque de technique approprié au but envisagé». Il semble que les réussites autant que les échecs s'expliquent par l'empirisme des connaissances acquises dans ce domaine par les constructeurs du Moyen Âge. Plus d'une fois sans doute «on a continué à placer des vases acoustiques sans en connaître la raison exacte et sans doute parce que de vieux textes en parlaient». (Jean de Sturler (1907 - 1979), professeur honoraire à l'Université Libre de Bruxelles).

Un mémoire de 2006 (Romain Rebeix - Université Michel de Montaigne BORDEAUX 3) apporte encore des précisions sur "Les vases accoustiques au sein des églises médiévales" : archeoacoustique.labo.univ-poitiers.fr/wp-content/uploads...lejournal.cnrs.fr/videos/lenigme-des-poteries-acoustiques
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Vase acoustique en terre cuite, du Bas Moyen-Âge. Ces vases étaient scellés dans les murs des églises médiévales. Une tradition antique leur assigne une fonction acoustique. Dans le théâtre antique, ces poteries placées près de la scène introduisaient une certaine réverbération, réverbération nulle en plein air. Placés dans les gradins, ces vases jouaient le rôle de résonnateurs. Ce n'est évidemment pas le cas des vases acoustiques placés dans les murs des églises du Moyen-Âge et ouverts vers l'intérieur. Les mesures effectuées à l'intérieur de certaines églises (et au cours desquelles on a tantôt bouché, tantôt débouché les orifices) permettent de conclure que, d'une manière générale, les vases peuvent jouer le rôle de régulateurs (absorption des échos, diminution du temps de réverbération), tandis que l'effet d'amplification doit être tenu pour négligeable, ne fût-ce qu'en raison de la distance à laquelle se trouve l'auditeur. Semblable résultat a été effectivement obtenu dans la mesure où ont été réunis un certain nombre de facteurs de réussite. Mais ce n'est pas la règle. Dans beaucoup de cas on se trouve en présence de réalisations défectueuses, «explicables par un manque de technique approprié au but envisagé». Il semble que les réussites autant que les échecs s'expliquent par l'empirisme des connaissances acquises dans ce domaine par les constructeurs du Moyen Âge. Plus d'une fois sans doute «on a continué à placer des vases acoustiques sans en connaître la raison exacte et sans doute parce que de vieux textes en parlaient». (Jean de Sturler (1907 - 1979), professeur honoraire à l'Université Libre de Bruxelles). Un mémoire de 2006 (Romain Rebeix - Université Michel de Montaigne BORDEAUX 3) apporte encore des précisions sur "Les vases accoustiques au sein des églises médiévales" : archeoacoustique.labo.univ-poitiers.fr/wp-content/uploads...lejournal.cnrs.fr/videos/lenigme-des-poteries-acoustiques


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre)

Musée de l'Hospice Saint-Roch.  Tête de Saint-Jacques du début du XVe siècle. Pierre peinte venant de l'Abbaye Notre-Dame d'Issoudun.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre) Musée de l'Hospice Saint-Roch. Tête de Saint-Jacques du début du XVe siècle. Pierre peinte venant de l'Abbaye Notre-Dame d'Issoudun.


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Le Musée de l'Hospice Saint-Roch est installé en partie dans l'ancien Hôtel-Dieu fondé au XIIe siècle. L'ensemble subsistant comprend la chapelle et des salles des malades construites au XVe siècle, et deux ailes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Un bâtiment moderne, oeuvre de l'architecte Pierre Colboc, complète l'ensemble depuis 1995.  Cet intéressant et riche musée de la Région Centre est entièrement gratuit, les photos y sont permises et l’accueil du public y est particulièrement soigné.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Le Musée de l'Hospice Saint-Roch est installé en partie dans l'ancien Hôtel-Dieu fondé au XIIe siècle. L'ensemble subsistant comprend la chapelle et des salles des malades construites au XVe siècle, et deux ailes des XVIIe et XVIIIe siècles. Un bâtiment moderne, oeuvre de l'architecte Pierre Colboc, complète l'ensemble depuis 1995. Cet intéressant et riche musée de la Région Centre est entièrement gratuit, les photos y sont permises et l’accueil du public y est particulièrement soigné.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Le Musée de l'Hospice Saint-Roch est installé en partie dans l'ancien Hôtel-Dieu fondé au XIIe siècle. L'ensemble subsistant comprend la chapelle et des salles des malades construites au XVe siècle, et deux ailes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Un bâtiment moderne, oeuvre de l'architecte Pierre Colboc, complète l'ensemble depuis 1995.  Cet intéressant et riche musée de la Région Centre est entièrement gratuit.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Le Musée de l'Hospice Saint-Roch est installé en partie dans l'ancien Hôtel-Dieu fondé au XIIe siècle. L'ensemble subsistant comprend la chapelle et des salles des malades construites au XVe siècle, et deux ailes des XVIIe et XVIIIe siècles. Un bâtiment moderne, oeuvre de l'architecte Pierre Colboc, complète l'ensemble depuis 1995. Cet intéressant et riche musée de la Région Centre est entièrement gratuit.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Couleuvrine de 1568 en bronze. En provenance des remparts de la ville.

Elle porte les inscriptions :

ANDRI : BRASSEUX POTTIER DE TEN (...potier d'étain)

A FETTE SETTE PIESSESY SIMON : DUFOUR SOLLICITEUR (à la demande de ...)

LE NO DES GOUVERNEUX DE G : ROBERT : G : CARCAT : YVE : AUDOULX : I : COVGNY . (échevins élus)

A . YSSOUDUN : IE FV FETTE : POUR TENIR : AVX ANNEMIS : TESTE :

DEP  (l'extrémité est tronquée. devait indiquer : DE P [AR LE ROI])
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Couleuvrine de 1568 en bronze. En provenance des remparts de la ville. Elle porte les inscriptions : ANDRI : BRASSEUX POTTIER DE TEN (...potier d'étain) A FETTE SETTE PIESSESY SIMON : DUFOUR SOLLICITEUR (à la demande de ...) LE NO DES GOUVERNEUX DE G : ROBERT : G : CARCAT : YVE : AUDOULX : I : COVGNY . (échevins élus) A . YSSOUDUN : IE FV FETTE : POUR TENIR : AVX ANNEMIS : TESTE : DEP (l'extrémité est tronquée. devait indiquer : DE P [AR LE ROI])


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).  Musée de l'Hospice Saint-Roch.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre)

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

"L'Ermite".

Grès et fers.

Sculpture de Brigitte Terziev (née en 1943).

La sculptrice Brigitte Terziev est membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 2007 (elle est la première à y faire son entrée dans la section sculpture, et la seule femme des sept membres actuels). Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, elle fut élève d’Henri-Georges  Adam (1904-1967) et de Robert Couturier (1905-2008). Elle est lauréate du prix Bourdelle en 1997. Elle devient Chevalier des Arts et Lettres en 2012. Mais elle vaut plus que cet aspect "officiel-académique". . . « Celui qui regarde la statue prend conscience ou non de son état et s’il y a transmission possible, il devient l’acteur principal de ce qui lui a été renvoyé. A travers le corps-statue, il y a un autre corps, non admis et plus insistant." (Extrait du discours de Brigitte Terziev à l'Académie en mars 2008) www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/actuel/sculpture/T...
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre) Musée de l'Hospice Saint-Roch. "L'Ermite". Grès et fers. Sculpture de Brigitte Terziev (née en 1943). La sculptrice Brigitte Terziev est membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 2007 (elle est la première à y faire son entrée dans la section sculpture, et la seule femme des sept membres actuels). Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, elle fut élève d’Henri-Georges Adam (1904-1967) et de Robert Couturier (1905-2008). Elle est lauréate du prix Bourdelle en 1997. Elle devient Chevalier des Arts et Lettres en 2012. Mais elle vaut plus que cet aspect "officiel-académique". . . « Celui qui regarde la statue prend conscience ou non de son état et s’il y a transmission possible, il devient l’acteur principal de ce qui lui a été renvoyé. A travers le corps-statue, il y a un autre corps, non admis et plus insistant." (Extrait du discours de Brigitte Terziev à l'Académie en mars 2008) www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/actuel/sculpture/T...


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre)

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

"L'Ermite".

Grès et fers.

Sculpture de Brigitte Terziev (née en 1943).

La sculptrice Brigitte Terziev est membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 2007 (elle est la première à y faire son entrée dans la section sculpture, et la seule femme des sept membres actuels). Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, elle fut élève d’Henri-Georges  Adam (1904-1967) et de Robert Couturier (1905-2008). Elle est lauréate du prix Bourdelle en 1997. Elle devient Chevalier des Arts et Lettres en 2012. Mais elle vaut plus que cet aspect "officiel-académique". . . « Celui qui regarde la statue prend conscience ou non de son état et s’il y a transmission possible, il devient l’acteur principal de ce qui lui a été renvoyé. A travers le corps-statue, il y a un autre corps, non admis et plus insistant." (Extrait du discours de Brigitte Terziev à l'Académie en mars 2008) www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/actuel/sculpture/T...
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre) Musée de l'Hospice Saint-Roch. "L'Ermite". Grès et fers. Sculpture de Brigitte Terziev (née en 1943). La sculptrice Brigitte Terziev est membre de l'Académie des Beaux-Arts depuis 2007 (elle est la première à y faire son entrée dans la section sculpture, et la seule femme des sept membres actuels). Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, elle fut élève d’Henri-Georges Adam (1904-1967) et de Robert Couturier (1905-2008). Elle est lauréate du prix Bourdelle en 1997. Elle devient Chevalier des Arts et Lettres en 2012. Mais elle vaut plus que cet aspect "officiel-académique". . . « Celui qui regarde la statue prend conscience ou non de son état et s’il y a transmission possible, il devient l’acteur principal de ce qui lui a été renvoyé. A travers le corps-statue, il y a un autre corps, non admis et plus insistant." (Extrait du discours de Brigitte Terziev à l'Académie en mars 2008) www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/actuel/sculpture/T...


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.  Saint-Roch, début XVIIe siècle. Sculpture en pierre venant de l'ancien Hôtel-Dieu d'Issoudun.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Saint-Roch, début XVIIe siècle. Sculpture en pierre venant de l'ancien Hôtel-Dieu d'Issoudun.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Fibules (vers 450 avant J.-C.)

Mobilier funéraire extrait du tumulus de Lizeray à Paudy (Indre), en 1975. Les parures trouvées semblent désigner une sépulture féminine.  Ces fibules (sortes de broches), sont décorées d'un disque plaqué à la feuille d'or. Les quatre logements devaient permettre le sertissage de perles de corail.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Fibules (vers 450 avant J.-C.) Mobilier funéraire extrait du tumulus de Lizeray à Paudy (Indre), en 1975. Les parures trouvées semblent désigner une sépulture féminine. Ces fibules (sortes de broches), sont décorées d'un disque plaqué à la feuille d'or. Les quatre logements devaient permettre le sertissage de perles de corail.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Bracelets, anneaux, en bronze, du Ier siècle avant J.-C.

Objets provenant de la "tombe à char" découverte en 1874, à Issoudun? Les anneaux et boucles passe-guides étaient probablement des éléments d'harnachement des chevaux.

La pratique funéraire, sous tumulus, où un char accompagne le défunt est répandue en Europe, de la Grande-Bretagne à l'Europe de l'Est ainsi que dans le sud de la France.  Le char en bois dont seules se conservent les garnitures métalliques,  désigne une tombe d'un personnage de rang élevé.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Bracelets, anneaux, en bronze, du Ier siècle avant J.-C. Objets provenant de la "tombe à char" découverte en 1874, à Issoudun? Les anneaux et boucles passe-guides étaient probablement des éléments d'harnachement des chevaux. La pratique funéraire, sous tumulus, où un char accompagne le défunt est répandue en Europe, de la Grande-Bretagne à l'Europe de l'Est ainsi que dans le sud de la France. Le char en bois dont seules se conservent les garnitures métalliques, désigne une tombe d'un personnage de rang élevé.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Aryballe en verre en provenance de Saint-Florentin (Indre). Fin IIe - IIIe siècle après J.-C.

Ce petit vase pansu permettait d'appliquer directement sur la peau des huiles parfumées.  Le nom, du grec "aruballos" (bourse à cordons), laisse penser que ce vase pouvait être attaché à la taille par une cordelette.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Aryballe en verre en provenance de Saint-Florentin (Indre). Fin IIe - IIIe siècle après J.-C. Ce petit vase pansu permettait d'appliquer directement sur la peau des huiles parfumées. Le nom, du grec "aruballos" (bourse à cordons), laisse penser que ce vase pouvait être attaché à la taille par une cordelette.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.  Moule de statuette en terre cuite, époque gallo-romaine.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Moule de statuette en terre cuite, époque gallo-romaine.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Statuette de griffon médiévale. Probablement XIIIe siècle.

Ce très beau griffon en bronze a été découvert en 1974 lors de travaux de canalisation, place de la Chaume, à Issoudun.

Le griffon, animal fabuleux à tête, serres et ailes d'aigle, à corps de lion, est, dans la tradition chrétienne du Moyen-Âge, symbole de la double nature du Christ ; humaine et divine. Plus souvent, par sa monstruosité, il est figure du démon. Mais il peut aussi, d'après une tradition qui remonte à l'Antiquité, jouer un rôle de gardien.  Un point de fixation dissimulé derrière les ailes semble indiquer qu'il s'agissait d'une pièce d'un ensemble. Peut-être un chandelier.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Statuette de griffon médiévale. Probablement XIIIe siècle. Ce très beau griffon en bronze a été découvert en 1974 lors de travaux de canalisation, place de la Chaume, à Issoudun. Le griffon, animal fabuleux à tête, serres et ailes d'aigle, à corps de lion, est, dans la tradition chrétienne du Moyen-Âge, symbole de la double nature du Christ ; humaine et divine. Plus souvent, par sa monstruosité, il est figure du démon. Mais il peut aussi, d'après une tradition qui remonte à l'Antiquité, jouer un rôle de gardien. Un point de fixation dissimulé derrière les ailes semble indiquer qu'il s'agissait d'une pièce d'un ensemble. Peut-être un chandelier.


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.

Amphore gallo-romaine.

Ce vase à deux anses* était d'utilisation commune dans l'Antiquité. L'amphore permettait la conservation ou le transport longue distance des grains et des liquides.

On a retrouvé à Bordeaux une amphore encore bouchée par un bouchon en bois de conifère.

Pour les auteurs antiques, la culture de la vigne et de l'olivier est la marque de la civilisation. Les gaulois importaient  du  vin et de l'huile bien avant la conquète romaine. La conquète romaine amènera même une chute des importations. Les gaulois payaient leurs importations en esclaves, captifs faits lors des guerres entre tribus. A partir de la conquète romaine, ces guerres ne sont plus tolérées par l'Empire, et donc la monnaie d'échange étant plus rare, les importations diminuent.

Des espèces sauvages de vigne existaient dans le Midi et en Languedoc, la viticulture s'y développera à partir du Ve siècle av. J.‑C. La culture de l'olivier remonterait au IIe siècle av. J.‑C. . . .

Son nom vient du grec amphiphoreos: Qui se porte à l'aide de deux anses.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Amphore gallo-romaine. Ce vase à deux anses* était d'utilisation commune dans l'Antiquité. L'amphore permettait la conservation ou le transport longue distance des grains et des liquides. On a retrouvé à Bordeaux une amphore encore bouchée par un bouchon en bois de conifère. Pour les auteurs antiques, la culture de la vigne et de l'olivier est la marque de la civilisation. Les gaulois importaient du vin et de l'huile bien avant la conquète romaine. La conquète romaine amènera même une chute des importations. Les gaulois payaient leurs importations en esclaves, captifs faits lors des guerres entre tribus. A partir de la conquète romaine, ces guerres ne sont plus tolérées par l'Empire, et donc la monnaie d'échange étant plus rare, les importations diminuent. Des espèces sauvages de vigne existaient dans le Midi et en Languedoc, la viticulture s'y développera à partir du Ve siècle av. J.‑C. La culture de l'olivier remonterait au IIe siècle av. J.‑C. . . . Son nom vient du grec amphiphoreos: Qui se porte à l'aide de deux anses.


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu - Issoudun (Indre).

Musée de l'Hospice Saint-Roch.  Le Puits-Fontaine ou "la Maison de l'Est", sculpture de Etienne-Martin (1913-1995). Bronze de 1981.
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

Issoudun (Indre). Musée de l'Hospice Saint-Roch. Le Puits-Fontaine ou "la Maison de l'Est", sculpture de Etienne-Martin (1913-1995). Bronze de 1981.


Crédit : Daniel Jolivet
2017-06-08
Ancien hôtel-Dieu -
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun


Crédit : Daniel Jolivet
Ancien hôtel-Dieu -
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun


Crédit : Yvon Toucassé
2015-01-25
Ancien hôtel-Dieu -
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun


Crédit : Benjism89
2009-03-03
Ancien hôtel-Dieu -
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun


Crédit : Benjism89
2009-03-03
Ancien hôtel-Dieu -
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun


Crédit : Joecoolandcharlie
2011-02-06
Ancien hôtel-Dieu - French architectural photographer
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Ancien hôtel-Dieu - French architectural photographer
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Ancien hôtel-Dieu - French architectural photographer
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Ancien hôtel-Dieu - French art historian and archaeologist
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

French art historian and archaeologist


Crédit : Auteur inconnu
Ancien hôtel-Dieu - French art historian and archaeologist
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

French art historian and archaeologist


Crédit : Auteur inconnu
Ancien hôtel-Dieu - French art historian and archaeologist
Ancien hôtel-Dieu à Issoudun

French art historian and archaeologist


Crédit : Auteur inconnu


Fiche Mérimée : PA00097358

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l'édifice :

Bas-relief : Arbre de Jessé
Alambic
2 statues (statuette) : Vierge (la), saint Jean
Statue : saint Sébastien
Mortiers (5)
Mortier
16 bouteilles dont 11 flacons, 24 verres, 2 pots à conserves (bocaux)
6 tableaux : saint Joseph, sainte Anne, Jésus au Jardin des oliviers, la Résurrection, Mater dolorosa, le Christ bénissant
Bénitier, 381 pots à pharmacie, service 3 pièces, fontaine à rafraîchir, bouteille, 26 vases décoratifs
Boites (31)
Cuvettes de lavabo (2), vases à ablutions (3)
4 pots à pharmacie
2 commodes, console, 4 fauteuils, table, 7 buffets, tableau
3 pots à pharmacie
Clavecin
Cloche

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-04

Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Ancien hôtel-Dieu situé à Issoudun en consultant le programme officiel des JEP 2026.

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