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Crédit photo : Daniel Villafruela. - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
quai de la Fontaine ; rue de la Tour-Magne ; quai Georges-Clémenceau ; place Guillaume-Apollinaire
30000 Nîmes - France
Code Insee de la commune : 30189
Gard [30] - Nîmes - Languedoc Roussillon (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
30 Quai de la Fontaine 30900 Nîmes
Eléments protégés :
Thermes antiques et nymphée (temple de Diane) : classement par liste de 1840 ; Parcelle 306, y compris le sous-sol et tous les éléments architecturaux et décoratifs qu'elle comprend (sauf parties classées) ; parcelle 307 dite terrain Solignac, y compris le sous-sol ; bâtiments du Mas-Rouge sur la parcelle 1 ; parcelles 2, 3 et 4, y compris le sous-sol (sauf parties classées) (cad. DV 1 à 4, 10, 306, 307) : inscription par arrêté du 26 mai 1989 ; Ensemble du jardin de la Fontaine, y compris le sous-sol, avec tous les bâtiments et les éléments architecturaux et décoratifs qu'il comprend ainsi que le canal dans toute sa longueur (parcelle 306, sauf partie 306P correspondant à l'ancienne buvette) ; façades et toitures de l'ancienne orangerie ou pavillon d'entrée (cad. DV 10, 306) : classement par arrêté du 23 août 1991
Description :
L'ensemble était organisé autour d'un portique en U, aux ailes faisant retour au nord en direction du Mont Cavalier, que domine encore la tour Magne. Ce portique enfermant un espace sacré (temenos) assurait la liaison entre un théâtre localisé au nord-est et une grande salle voûtée dite Temple de Diane à l'ouest. La partie centrale est occupée au nord par le Bassin de la Source, où ressurgissent les eaux souterraines, canalisées au centre vers un nymphée (grotte abritant la source) bordé de portiques. Une plate-forme centrale, à laquelle on accédait par deux ponts amovibles, avait sa partie haute décorée d'une frise continue de rinceaux et ses angles marqués par des colonnes corinthiennes. Du fait de ces colonnes, cette plate-forme est qualifiée de stylobate. Au centre du stylobate s'élevait sans doute un autel dédié à Rome et Auguste : il n'en subsiste que la trace d'un massif de maçonnerie.Du théâtre, dégagé au XVIIIe siècle, mais re-comblé peu après, il ne reste que l'évocation suggérée par un mouvement de terrain sous la pelouse. Partie intégrante de l'Augusteum, ce théâtre était réservé à des spectacles dionysiaques et des jeux scéniques de type grec donnés en l'honneur des empereurs régnants. La confrérie thymélique des artistes dionysiaques de Nîmes se réunissait à des dates régulières, dans le cadre de synodes par exemple.Faisant retour sur l'aile avant du portique, le pseudo temple de Diane appartient pour l'essentiel à la première phase de construction augustéenne. Une vaste salle centrale, encadrée de deux couloirs latéraux, a conservé une partie de son volume constitué d'arcs en grand appareil de largeurs imposantes, certains en saillie, donnant ainsi l'illusion de doubleaux. Les murs latéraux, intégralement conservés au nord, étaient ornés de colonnes composites plaquées sur les murs, avec douze niches réparties dans les parois couronnées de frontons alternativement triangulaires ou cintrés. Le mur du fond est percé de trois baies. Celle du milieu a perdu son plafond sculpté (les restes sont déposés au sol) et son grand fronton, seulement connu par des gravures anciennes. Les baies latérales assuraient la communication avec des couloirs dont les sols en pan incliné permettaient d'accéder à l'étage supérieur (aujourd'hui arasé). Les chapiteaux, l'ordonnancement du décor intérieur, les caissons plats des plafonds, les proportions générales correspondent aux normes architecturales de la période augustéenne. En revanche, la façade à l'est avec ses trois arcades formant l'entrée, a été très remaniée au IIe siècle, sans doute à l'époque d'Hadrien, lorsque l'Augusteum a été réhabilité. On épilogue toujours sur la destination de ce monument : s'il faut écarter l'hypothèse d'un temple en l'honneur de Diane, on ne peut refuser celle d'une salle réservée à des célébrations liées au culte de l'empereur, ou bien celle d'une bibliothèque.Dans les vestiges de pilettes de pierre au-dessus du bassin de réception des eaux qui borde le portique au sud, certains ont vu les traces d'un temple, d'autres celles de thermes. Il faut plus vraisemblablement les identifier avec des vestiges de propylées, entrée monumentale édifiée à l'époque d'Hadrien, qui donnait accès depuis la ville à l'aire sacrée de l'Augusteum. En revanche, la plate-forme de maçonnerie adossée au bassin de la Source (partie actuellement gazonnée) correspond sans doute, étant donné la proximité immédiate de la source, à la base d'un groupe statuaire ou à l'emplacement d'un autel dédié au dieu Nemausus.
Historique :
La partie antique (thermes et nymphée du Ier siècle) a été remise en valeur au XVIIIe siècle par Jacques-Philippe Mareschal, désigné par le roi, et modifiée à ce moment. Les moulins à vent ont été détruits afin de répondre à un souci d'approvisionnement en eau. Mareschal prit connaissance des projets élaborés par des architectes locaux, en particulier celui de Mathieu dont il reprend la symétrie et préservation des monuments antiques. Commencés en 1745, les travaux se terminent en 1760. Une seule terrasse a été réalisée à l'ouest avec les déblais des fouilles archéologiques alors menées, contre plusieurs prévues sur plan. Les fouilles permirent de mettre en valeur le bassin de la source et le temple de Diane, mais le réseau de canaux antiques disparaît. De part et d'autre du nymphéa, formant l'axe nord-sud, sont construits deux bassins à proximité de la source. Au sud du nymphéa est installé un vaste parterre entouré de larges canaux reliés par des ponts à la partie ainsi qu'à la grande avenue dans le prolongement du bassin. Mareschal orne le jardin de statues, bancs, vases... Il confie la réalisation du groupe de la Nymphéa en 1746 à Dominique Haché. La décoration est achevée en 1750 par Pierre Hubert de Larchevèque. Le jardin est modifié au XIXe siècle. Les pavillons d'entrée disparaissent ainsi que la plate-forme à la place que laquelle est créée une avenue en 1871. Le maire fait l'acquisition de nouveaux terrains qu'il fait reboiser en 1819. Des chemins calladés mènent à la tour Magne et au mas rouge.
Quand la colonie romaine de Nîmes est établie, préexiste un grand ensemble cultuel, et le nom de la ville lui-même signifie en langue celte «lieu consacré pour la religion».Cet ensemble est aujourd'hui comparé aux sebasteia orientaux, en particulier celui du sanctuaire d'Alexandrie que nous a décrit Philon au tout début du Ier siècle après Jésus-Christ : il parle d'un enclos très vaste pourvu de portiques, de bibliothèques, de salles de réunion, de bosquets, de propylées, avec des places spacieuses et des esplanades, le tout disposé avec un luxe et un art remarquables». En l'honneur d'Auguste, est créé à Nîmes un Augusteum comme il en est attesté à Ephèse ou à Nicée, comme à Ferento (Italie), ce dernier lieu étant le plus ressemblant avec Nîmes.Ensemble cultuel unique, l'Augusteum est un magnifique exemple d'une annexion progressive d'un espace très tôt sacralisé par les populations indigènes, comme en témoignent les découvertes récentes dans les terrains qui jouxtent le temple de Diane : inscriptions votives en gallo-grec, linteaux à cuves céphaliformes identiques à ceux découverts à Entremont, rehaussés de décors en relief et de peintures, buste de guerrier assis. Peu à peu, sans d'ailleurs que les Romains aient cherché à les dépouiller ou à les supplanter par d'autres, les divinités indigènes ont été intégrées à la nouvelle organisation religieuse, le culte rendu à l'empereur s'appropriant l'espace sacré en se superposant aux cultes autochtones. Certes les dédicaces au dieu indigène de la Source, Nemausus, sont nombreuses mais ce sont les dédicaces à Auguste, dans le dernier quart du Ier siècle avant J.-C. qui témoignent des premières manifestations de piété, de loyalisme.
Périodes de construction :
Antiquité, Haut-Empire, Ier siècle, XVIIIe siècle, XIXe siècle
Architecte ou maître d'oeuvre :
Mareschal Jacques-Philippe (ingénieur)
Propriété de la commune
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
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Spanish photographer
Svenska: De romerska baden, Nîmes. Inköpta av Wilhelmina von Hallwyl, f. Kempe, i Turin, Genua, San Remo, Cannes, Marseilles, Nîmes, Nizza, Menton, Spezia, Pisa, Florens, Bologna, Venedig, Verona, Milano, Pallanza, Lugano, Bellagio och Bad Sulz vid hennes vistelse å nämnda orter tillsammans med sin make, Walther von Hallwyl, dottern Irma samt fröken Ida Uhse under deras resa genom Rivieran och norra Italien samt åter öfver Schweiz och Tyskland 20 September 1880 - 20 Juni 1881. Förestående uppgifter lämnade med ledning af fröken Ida Uhses Reseanteckningar.
Français : Sujet : Pont du Gard (Gard, France) Nîmes (Gard, France) Arles (Bouches-du-Rhône, France) Paysages urbains -- 1800-1869 Vues d'architecture -- 1800-1869 Appartient à l’ensemble documentaire : LangRous1 Appartient à l’ensemble documentaire : PACA1 Appartient à l’ensemble documentaire : 3M000 Langue : français
Fiche Mérimée : PA00103124
Pavement
Sarcophage
Pavement
Stèle
Statue
Tableau : saint Ignace et ses compagnons faisant leurs voeux au pied de la Croix
Tableau : l'Assomption
Buste : le baron de Feuchères, maréchal de camp
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-06-07
Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Jardin de la Fontaine situé à Nîmes en consultant le programme officiel des JEP 2026.