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Crédit photo : Supermarquis - Sous licence Creative Commons
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Monument Historique
Adresse renseignée dans la base Mérimée :
12850 Onet-le-Château - France
Code Insee de la commune : 12176
Aveyron [12] - Rodez - Midi Pyrénées (Occitanie)
Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
264 Impasse de Canac 12850 Onet-le-Château
Eléments protégés :
Façades et toitures (sauf celles classées) ; cheminée du 15s au rez-de-chaussée du corps de bâtiment Nord (cad. BD 44) : inscription par arrêté du 17 mai 1990 ; Façades et toitures du corps de bâtiment abritant la charpente du 16s ainsi que la charpente elle-même (cad. BD 44) : classement par arrêté du 1er juillet 1991
Description :
Le château de Canac est situé au sud de la commune d’Onet-le-Château et perché sur un promontoire rocheux, dominant la vallée de l’Auterne, à 536 m d’altitude. Il comporte trois corps de bâtiments et quatre niveaux d’élévation de simple profondeur (un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage droit et un étage de comble), desservis par un escalier en vis, aménagé dans la tour ouest. Les deux volumes principaux se distinguent à leur toiture, à la pente plus accentuée au sud-ouest. Un petit bâtiment d’angle, au nord-ouest, constitue le troisième corps. L’édifice est cantonné sur trois de ses côtés d’échauguettes élancées couvertes d’une toiture conique à égout retroussé. Une quatrième échauguette est engagée dans la façade sud-ouest. L’ensemble est bâti en moellons de grès rose local, hormis la base des échauguettes, construite en pierre de taille. Les couvertures sont en lauzes de schiste à taille droite ou en lauzes de Cayrol taillées en écailles. Du portail d’entrée ne subsistent que les deux piédroits et sommiers d’arc qui attestent l’aménagement initial, réservant un espace libre entre les deux portes pour un orifice de tir et un assommoir. Côté cour, l’encorbellement partiellement conservé confirme la présence d’un chemin de ronde au-dessus du portail. A gauche de ce dernier, l’échauguette repose sur un soubassement formé d’une base pleine circulaire, dans laquelle pénètre un piédroit où vient s’insérer le cul de lampe. Il est orné d’une frise à feuilles grasses et masques feuillagés, surmontée de denticules. La base est percée de deux bouches à feu. La façade principale, au sud-est, est ordonnancée et comporte quatre travées organisées selon un axe symétrique. Au centre, une chaîne d’angle délimite l’extension du corps de logis. Les croisées du rez-de-chaussée du premier corps de bâtiment, à droite, présente les mêmes traits stylistiques que celles de l’extension. Elles sont ornées de modillons sous appuis et de pilastres à chapiteau corinthien. Les croisées du 1er étage du noyau initial, moins profondes, comportent quant à elles des pilastres à chapiteaux composites et sont couronnées d’une corniche. Les deux échauguettes qui flanquent la façade présentent un parti original. Chaque soubassement comporte une base conique creuse dans laquelle pénètrent deux pilastres massifs, où vient s’insérer le cul de lampe sur un encorbellement en quart de rond portant l’échauguette. Chacun des pilastres est sculpté d’une table rentrante sur chaque face, couronné d’une frise feuillagée et surmonté d’un entablement à cornes crénelé à sa base. Le dispositif défensif se distingue de celui de l’échauguette nord. Une casemate est aménagée à la base de chacune des échauguettes et accessible depuis la cave. Trois canonnières y sont percées. Dans les parties hautes, des archères à croisillon et une archère avec fente et orifice rond à la base permettaient également d’assurer la défense du château. La façade sud-ouest présente une unité stylistique comparable à la façade sud-est (pour la partie extension). Elles comportent deux travées de demi-croisées et de croisées de style Renaissance. L’échauguette engagée présente globalement la même structure et le même décor que les échauguettes sud et est, hormis le plan en « T » du soubassement, constitué de trois pilastres. Deux fentes de tir, dont l’une à croisillon, sont percées en direction de l’ouest. À gauche de l’échauguette, la faible profondeur des pièces et la toiture à une seule pente suggèrent que le château devait être prolongé, sans doute par une courtine qui n’a jamais vu le jour. En façade nord-ouest, les différences stylistiques des croisées et demi-croisées observées sont comparables à celles de la façade sud-est. La porte d’entrée se situe à la base de la tour d’escalier. L’intérieur du château présente encore les traces d’aménagement antérieur à l’extension du XVIe siècle, en particulier les deux pièces voûtées en berceau brisé (côté nord) situées en demi-niveau. Au rez-de-chaussée surélevé sont conservées plusieurs cheminées de style flamboyant ou Renaissance. Dans la pièce A, la cheminée en grès rose comporte des piédroits sculptés à la manière de colonnettes à base prismatique (sur les jouées) et d’un couronnement surmonté d’une corniche moulurée d’une accolade. Au centre du couronnement figure un blason sculpté encadré d’un quadrilobe et de fleurs de lys stylisées, où l’on distingue les traces de losanges. La salle suivante conserve également une cheminée en grès rose, structurellement semblable à la précédente, mais d’un style empruntant discrètement au vocabulaire de la Renaissance (piédroits et chapiteaux à feuilles plates). Dans la chambre sud-ouest, le manteau de la cheminée en calcaire est composé de piédroits, d’un entablement lisse bombé et d’une épaisse corniche. Une marguerite est sculptée sur l’entablement, motif ornemental que l’on retrouve sur les tableaux et les jouées. Les vitraux des croisées comportent des personnages figurés, non identifiés, et une crucifixion. Un cabinet est aménagé dans l’échauguette accessible depuis cette pièce. Dans l’antichambre (D) se trouve une cheminée en grès rose. Certains vitraux des demi-croisées sont également figurés. Un placard est aménagé dans l’échauguette. Le premier étage a fait l’objet d’importants remaniements, mais les dispositions d’origine sont néanmoins conservées dans la partie sud-ouest. La chambre C conserve une cheminée en grès rose de style flamboyant faiblement moulurée. La charpente du comble qui couvre l’extension du château est particulièrement remarquable. Elle est composée de chevrons formant fermes, à entrait retroussé et poinçon à clé pendante sculptée, potelets, aisseliers et jambettes. Les charpentes coniques des échauguettes sud et ouest sont tout aussi soignées, notamment au niveau de leur poinçon, polygonal à base moulurée ou à chanfreins et congés triangulaires.
Historique :
Doté d'un plan médiéval, avec ses quatre tours d'angle et sa tourelle d'escalier, l'édifice comprend un bâtiment principal à deux corps et une aile en retour d'équerre. La façade du premier corps de bâtiment possède deux croisée au même aplomb, semblables aux six de la face Est de ce même corps de bâtiment, disposées, elles aussi, deux à deux au même aplomb. Ces huit croisées sont caractérisées par le chambranle orné de pilastres à chapiteaux reposant sur des culots sculptés. Ce corps de bâtiment appartient à la deuxième moitié du XVe siècle pour la face nord-est, et au début du XVIe siècle pour le reste. Le deuxième et troisième corps de bâtiment s'ouvrent de croisées à pilastres et chapiteaux sensiblement différents de ceux du premier corps de bâtiment. Le château mêle influences gothiques et Renaissances française et italienne. L'édifice a été restauré au début du XXe siècle par Henri Pons.
Selon un document rédigé au XVIIIe siècle, George d’Armagnac donna « la terre de Canac » à Blaise Sicard en 1517. Si Gabriel de Maynier est parfois mentionné comme propriétaire, c’est donc plus vraisemblablement à Blaise Sicard, plusieurs fois consul de Rodez (1534-1551), d’abord conservateur et trésorier général du comté de Rodez, puis conservateur du domaine de Navarre (charge qui fut créée spécialement pour lui par Henri d’Albret, époux de Marguerite d’Angoulême), que l’on doit les principaux réaménagements du château de Canac durant la 1ère moitié du XVIe siècle. Ceci semble confirmé par la conservation d’un blason sculpté sur le manteau d’une cheminée flamboyante, visiblement aux armes de la famille Sicard (d’azur à six losanges d’or). Les travaux concernent d’abord un corps de logis déjà existant, dont la construction peut remonter à la seconde moitié du XVe siècle. Si certaines parties sont conservées, telles que les deux pièces voûtées ou les fenêtres en accolade en façade nord-est, les niveaux de planchers sont néanmoins modifiés et de nouvelles croisées sont percées. Dans le même temps, le corps de logis fait l’objet d’une extension, avec l’intention initiale d’édifier différents bâtiments reliés par des courtines et enserrant une cour (selon le parti du château d’Onet dans la même commune). Seule l’aile en retour d’équerre, les deux échauguettes flanquant les angles nord et est du noyau initial et un portail sont finalement construits dans le style Renaissance. Une nouvelle campagne de travaux, peut-être menée au cours du 3e quart du XVIe siècle, voit l’achèvement du réaménagement du 1er étage du corps de logis initial, avec la percée de nouvelles croisées d’un style Renaissance plus épuré. La cheminée inspirée des planches de l’architecte italien Sebastiano Serlio (après 1537), ornée de marguerites, pourrait être rattachée à cette campagne (le modèle se diffuse en Rouergue durant les années 1550-1560). Il n’est toutefois pas exclu qu’elle soit antérieure. Les transformations, intervenues au milieu du XIXe siècle ont conduit à la destruction du portail Renaissance et de la cheminée ornée de blasons, située dans la grande salle du 1er étage, comme le rapporte Paul Bugard. Ce dernier fait l’acquisition du château en 1903 et confie sa restauration à l’architecte départemental de l’Aveyron, Henri Pons, qui reconstruit notamment l’escalier en vis sans affecter la distribution intérieure (hormis la transformation d’un niveau de plancher en sous-sol). En 2015, de nouveaux travaux d’aménagement et de décoration sont menés à l’occasion de l’aménagement du château en chambres d’hôtes.
Périodes de construction :
2e moitié XVe siècle, 1ère moitié XVIe siècle
Propriété privée
Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?
English: Château de Canac in Onet-le-Château, Aveyron, France This building is en partie classé, en partie inscrit au titre des monuments historiques de la France. It is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00094235. العربية ∙ беларуская (тарашкевіца) ∙ বাংলা ∙ brezhoneg ∙ català ∙ Deutsch ∙ Ελληνικά ∙ English ∙ Esperanto ∙ español ∙ euskara ∙ suomi ∙ français ∙ magyar ∙ italiano ∙ 日本語 ∙ македонски ∙ Nederlands ∙ português ∙ português do Brasil ∙ română ∙ русский ∙ sicilianu ∙ slovenščina ∙ svenska ∙ українська ∙ +/−
English: View of Canac Castle in Onet-le-Château, Aveyron, France
English: Château de Canac in Onet-le-Château, Aveyron, France This building is en partie classé, en partie inscrit au titre des monuments historiques de la France. It is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00094235. العربية ∙ беларуская (тарашкевіца) ∙ বাংলা ∙ brezhoneg ∙ català ∙ Deutsch ∙ Ελληνικά ∙ English ∙ Esperanto ∙ español ∙ euskara ∙ suomi ∙ français ∙ magyar ∙ italiano ∙ 日本語 ∙ македонски ∙ Nederlands ∙ português ∙ português do Brasil ∙ română ∙ русский ∙ sicilianu ∙ slovenščina ∙ svenska ∙ українська ∙ +/−
Français : Château du XV ème et XVI ème siècle
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Français : Château du XV ème et XVI ème siècle
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Français : Château du XV ème et XVI ème siècle
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English: View of Canac Castle in Onet-le-Château, Aveyron, France This building is en partie classé, en partie inscrit au titre des monuments historiques de la France. It is indexed in the base Mérimée, a database of architectural heritage maintained by the French Ministry of Culture, under the reference PA00094235. العربية ∙ беларуская (тарашкевіца) ∙ বাংলা ∙ brezhoneg ∙ català ∙ Deutsch ∙ Ελληνικά ∙ English ∙ Esperanto ∙ español ∙ euskara ∙ suomi ∙ français ∙ magyar ∙ italiano ∙ 日本語 ∙ македонски ∙ Nederlands ∙ português ∙ português do Brasil ∙ română ∙ русский ∙ sicilianu ∙ slovenščina ∙ svenska ∙ українська ∙ +/−
Fiche Mérimée : PA00094235
Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-06-07
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