Villa Saint-James à Aix-les-Bains

Précision de la localisation : 0 - Très mauvaise   >>  Votre avis :              

  Street View      Modifier la localisation

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
4 rue Boyd
73100 Aix-les-Thermes - France

Code Insee de la commune : 73008
Savoie [73] - Chambéry - Rhône Alpes - Auvergne-Rhône-Alpes

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :

Eléments protégés :
La villa Saint-James, façades et toitures, ainsi que le hall d’entrée, le vestibule donnant sur l’escalier, la cage d’escalier jusqu’au dernier étage, ainsi que les plafonds peints de la salle à manger et de la chambre à coucher de l’appartement du premier (lot n° 6), situé 4 rue Boyd, sur la parcelle n° 297, figurant au cadastre section CD : inscription par arrêté du 6 décembre 2023

Description :
La façade est rythmée par trois balcons ouvragés en fer forgé, soulignant chacun des trois étages. Trois fenêtres mansardées forment les ouvertures sur le toit. L'immeuble ouvre à l'arrière sur une cour fermée, de part et d'autre de laquelle s'élèvent deux corps de bâtiments en retour d'équerre sur le bâtiment principal. L'intérêt principal de l'édifice réside en sa décoration intérieure, d'une grande qualité, et qui est présente dans le hall d'entrée, le vestibule, la cage d'escalier et l'appartement du premier étage. Il s'agit essentiellement de décors floraux ou plus globalement végétaux, entourés ou bordés de cadres, volutes, agrafes et filets. Ils frappent par la finesse de leur exécution, l'équilibre de leur composition et de leur insertion dans les espaces qu'ils ornent, et l'originalité de leur apposition sur des toiles marouflées. Dans le hall d'entrée, la décoration florale est particulièrement abondante, d'une très grande finesse, avec une technique mêlant l'huile, la gouache et l'aquarelle, différente de celle de l'encadrement (principalement à l'huile). Au-dessus des soubassements de boiseries, la surface des murs de droite et de gauche est élégamment rythmée en cinq panneaux trompe-l'œil, de couleur ocre-rose, sur un fond vert pastel, ces panneaux étant encadrés de motifs rocaille imitant la dorure, avec des motifs variés : volutes, agrafes... Le panneau central est plus étroit et comporte de grandes corbeilles d'où jaillissent les fleurs. Au plafond, le décor rocaille de l'encadrement est davantage développé, avec un motif réticulé sur les extrémités. Le manque de sources, de dessins préparatoires en particulier, ne permet cependant pas de donner de détails sur leur inspiration ni surtout sur leur(s) exécutant(s). Les décors de la cage d'escalier s'étendent du rez-de-chaussée jusqu'au sommet de l'escalier de pierre au troisième étage. Beaucoup plus simples que ceux de l'entrée, néanmoins harmonieux, ils se développent d'une part au-dessus des plinthes recouvertes d'une peinture en faux marbre, et d'autre part en haut du mur le long du plafond. Ils constituent notamment en une longue frise aux décors rythmés constituées de branches, feuilles et fruits de platanes, sur toile marouflée. Un des appartements, au premier étage, conserve également dans deux pièces (salle à manger et chambre à coucher) des plafonds décorés de toiles marouflées peintes, de mêmes style et technique que dans le hall d'entrée. Ici, les angles et les côtés des plafonds sont abondamment décorés de motifs rocaille en forme d'agrafes et volutes, tandis que des guirlandes de fleurs (glycines, capucines etc.) s'égrènent avec la grâce élancée de lianes d'un motif d'encadrement à l'autre. Par ailleurs, l'immeuble a gardé un certain nombre d'éléments patrimoniaux intéressants (portes, huisseries, vitraux dans la cage d'escalier et dans l'appartement témoin).

Historique :
L'immeuble est implanté en bordure de rue. Il ouvre à l'arrière sur une cour fermée, de part et d'autre de laquelle s'élève deux corps de bâtiments en retour d'équerre sur le bâtiment principal. Celui de gauche, d'un seul niveau d'élévation, servait autrefois de logement au gardien ; aujourd'hui il fait partie intégrante de l'appartement du rez-de-chaussée. Des balcons règnent devant les façades sur cour à chaque niveau, ceux du deuxième et du troisième étages sont en partie couverts. Un escalier en pierre, situé après le hall d'entrée, donne accès aux étages. Les fenêtres sur la cage d'escalier sont garnies de vitraux à décors géométriques. Un décor peint sur toile marouflée orne le hall d'entrée, le vestibule et la cage d'escalier. Le plafond du hall d'entrée est également recouvert d'un décor peint. Un des appartements conserve également des plafonds décorés de toiles marouflées peintes. L'emplacement était occupé, depuis 1869, par un hangar construit en fond de parcelle. En 1887, un logis, occupé par un loueur de voitures, lui fut accolé. L'ensemble fut détruit, en 1891, pour la construction d'un immeuble réalisé par l'entreprise Paul Bonna. Celui-ci était achevé en 1893. A la demande d'Eugène Gavard, une plaque de marbre, portant l'inscription Villa Saint-James, fut apposée sur l'immeuble en 1894. En 1898, une marquise ouvragée dessinée par l'architecte Delimoges, fut ajoutée en façade. D'après le permis de construire elle était couverte en verre de Saint-Gobain. En 1930, Gabrielle Chiron veuve de Michel Mermoz, hôtelière, intégra l'immeuble dans la société anonyme des Hôtels Mercédes et Saint-James. Elle le retira de cette société en 1933 pour le subdiviser en cinq lots. Ces lots furent vendus en 1935. Le docteur Emile Paul y installa alors son cabinet médical. En 1968, la réfection des façades entraîna la disparition des carreaux de céramiques de la façade principale sur rue. En 1982, les marches en pierre de la montée d'escalier furent en partie tronquées pour l'installation d¿un ascenseur. En 1997, la marquise, endommagée par un camion, fut remplacée par une nouvelle s'inspirant du modèle original. En 1999, la construction d'un immeuble neuf, à l'emplacement de la villa voisine, entraîna l'obstruction de la majorité des jours du pignon ouest. (Texte extrait de la notice rédigée par le service de l'Inventaire général du patrimoine lors de l'inventaire d¿Aix-les-Bains.) Témoin des décors des pensions modestes de la ville thermale, les décors de la Villa Saint-James sont conservés dans les parties communes et dans un appartement de l'immeuble dit « Villa Saint-James ». La demande de protection au titre des monuments historiques émane d'une des copropriétaires et porte aussi bien sur les peintures communes de l'immeuble que sur les peintures d'un des appartements du premier étage.

Périodes de construction :
4e quart XIXe siècle

Architecte ou maître d'oeuvre :
Bonna Paul (entrepreneur)

Propriété privée

Informations pratiques de visite ou services :

Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?

Fiche Mérimée : PA73000036

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2024-05-27

Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Villa Saint-James situé à Aix-les-Bains en consultant le programme officiel des JEP 2024.

Cartes postales anciennes à proximité :

Abbaye de Hautecombe - Aymond le Pacifique et Yolande de Montferrat son épouse à Aix-les-Bains Abbaye de Hautecombe à Aix-les-Bains La Chambotte (842 m). Le Lac du Bourget vu du Col à Aix-les-Bains Château de Bomport à Aix-les-Bains Aix-les-Bains Plateau du Revard et le Mont Blanc à Aix-les-Bains Aix-les-Bains Lac du Bourget Les Cygnes à Aix-les-Bains Aix-les-Bains - Villa des Fleurs à Aix-les-Bains Aix-les-Bains Etablissement Thermal et Porteurs à Aix-les-Bains