Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Chargement de la carte...

Précision de la localisation : 6 - A priori satisfaisante   >>  Votre avis :   

Monument Historique Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) situé à Bueil-en-Touraine

Crédit photo : Peyot - Sous licence Creative Commons

  Street View      Modifier la localisation

Logo Monument HistoriqueMonument Historique

Adresse renseignée dans la base Mérimée :
place Jean-de-Bueil
37370 Bueil-en-Touraine - France

Code Insee de la commune : 37041
Indre et Loire [37] - Tours - Centre (Centre-Val de Loire)

Adresse approximative issue des coordonnées GPS (latitude et longitude) :
2 Rue de la Collégiale 37370 Bueil-en-Touraine

Eléments protégés :
Eglise (cad. A4 833) : classement par arrêté du 31 octobre 1912

Description :
Les différentes parties de l'église : nef, choeur et clocher se distinguent extérieurement comme 3 corps de bâtiments. La longueur du choeur est même supérieure à celle de la nef et le clocher, construit comme une tour défensive s'affirme de manière monumentale. Nef de plan carré, à 2 vaisseaux couvertes de voûtes d'ogives pénétrantes retombant sur des piliers rectangulaires. Ces voûtes sont légèrement bombées dans la nef, beaucoup plus plates et divisées en liernes dans le collatéral Sud. Une porte en arc en plein cintre, reposant sur des pilastres aux chapiteaux ornés d'un motif de triglyphe, situé sur le mur Ouest du collatéral donne accès à la salle haute du clocher. La nef est séparée du choeur par un mur orné de peintures murales, et percé en son centre d'une porte, en arc ogival. Choeur à un vaisseau, terminé par une abside à pans coupés, couvertes de voûtes sur croisées d'ogives, reposant sur des chapiteaux sculptés de feuillage supportés par des colonnes engagées. Le choeur est éclairé par de grandes baies en arc en tiers point sur le mur Sud et l'abside et par des rosaces sur le mur Nord. Clocher en pierre, très monumental, à 5 niveaux situé sur la façade Ouest du collatéral Sud : le 1er niveau donne sur la place, la porte d'accès est surmontée d'une niche ornée d'une coquille encadrée de pilastres et de pinacles. A l'intérieur, des arcs formerets situés sur les 4 murs et le départ de voûtes d'ogives indique que cette salle devait être primitivement voûtée. Le mur Est est orné d'une baie, actuellement aveugle, décorée de 3 rosaces au motif végétal. Le 5ème niveau percé de meurtrières et la présence de mâchicoulis peuvent indiquer un rôle défensif. Le clocher est couvert d'un toit en pavillon à 4 pans surmonté d'un lanternon.

Historique :
L'ancienne église paroissiale servait de narthex à la collégiale. S'y trouve un baptistère surmonté d'un couvercle en bois sculpté, daté de 1521.
L'existence d'une première église est attestée dès le XIIe siècle par une charte nous apprenant qu'en 1108, Hugues de Vaux, seigneur de Bueil, donne l'église à l'abbaye Saint Julien de Tours qui y établit un prieuré sous le vocable de saint Pierre. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. En 1394, les 4 frères de la famille de Bueil, désirant fixer le lieu de leur sépulture à Bueil et en confier la garde à des religieux, fondent un chapitre de chanoines réguliers et ordonnent la construction de la collégiale, qu'ils dédient à saint Michel et aux saints Innocents. Celle-ci se situe dans le prolongement du choeur puisque selon l'acte de 1394, la clôture du choeur de l'église paroissiale est abattu afin d'y édifier un grand autel et un nouveau chour "avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroissiale en la partie ancienne, à savoir la nef." Les seigneurs de Bueil assumèrent les frais de construction de la collégiale, cela dut s'effectuer sans problème car on note une grande unité dans l'aspect architectural de cet édifice. L'autre partie de l'église, soit qu'elle tomba en ruines soit qu'elle fut jugée trop petite pour accueillir les pèlerins, attirés par les reliques rapportées par les seigneurs de Bueil, fut reconstruite à la fin du XVe siècle, et financée par la paroisse. Cette nouvelle nef fut agrandie sur le mur Sud par un bas-côté couvert de voûtes. Les travaux commencés en 1480 s'achevèrent en 1512 comme l'indique l'inscription de consécration placée sur le mur de l'église. De 1540 à 1552 est édifiée la haute tour carrée du clocher. Aucune modification sur le plan architectural n'est apportée dans les siècles suivants, mais la Révolution et le départ forcé des chanoines va entraîner une dégradation de l'édifice, car en 1808, date de l'enquête épiscopale, l'église collégiale est citée "dans un état de décadence (sic) effrayante, les murs sont lézardées, les couvertures sont à réparer". Des travaux de restauration urgente sont donc effectuées au XIXe siècle, ainsi que la mise en place d'un nouveau mobilier religieux dans la collégiale.

Périodes de construction :
XIVe siècle

Propriété de la commune

Informations pratiques de visite ou services :

Ouvert ou fermé à la visite, location de salle, chambres d'hôtes ?

Photographies de la base Mémoire (de 1851 à 1914) :

Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine - Ensemble, vue prise du cimetière. Le curé et un jardinier en pose dans le cimetière
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Ensemble, vue prise du cimetière. Le curé et un jardinier en pose dans le cimetière


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1881/05
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine - Intérieur, choeur : tombeau sous enfeu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Intérieur, choeur : tombeau sous enfeu


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1881/05
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1881/05
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1881/05
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine - Intérieur : baptistère
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Intérieur : baptistère


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1881/05
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1878/09
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine - Fonts baptismaux en bois
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Fonts baptismaux en bois


Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : Mieusement, Médéric (photographe)
1893 (avant)


Autres photographies :

Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle.

À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales.

La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre.

Au XIIe siècle,  une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle.

Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré.

Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse.

De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre.

Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil.  En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens.

Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé.

En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution.

De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482.

Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle.

Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle.

La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle,  de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V.  Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps.

La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins.

Jean IV, seigneur de Bueil.

Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay.

Hardouin, évêque d'Angers.

Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses.

La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666.

L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle. À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales. La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre. Au XIIe siècle, une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle. Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré. Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil. En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens. Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé. En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution. De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482. Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle. Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle. La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle, de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V. Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps. La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins. Jean IV, seigneur de Bueil. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay. Hardouin, évêque d'Angers. Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses. La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666. L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant de Jeanne de Montejean(† vers 1450), la première femme de Jean V de Bueil (XVe siècle).

Les détails du costume, le haut bonnet, le surcot (Le surcot, a été en usage pendant tout le XVe siècle) bordé d'hermine, qui moule le buste, la finesse de la sculpture, indiquent le règne de Charles VII (XVe siècle) . Les armoiries sculptées et peintes sur la robe ne laissent aucun doute sur l'identité du personnage; c'est bien celle de Jeanne de Montejean, décédée en 1456.  Peu dégradée, la statue a conservé intacts sa gracieuse tête de marbre, sa curieuse coiffure et les deux chiens croisés sur lesquels s'appuient ses pieds.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant de Jeanne de Montejean(† vers 1450), la première femme de Jean V de Bueil (XVe siècle). Les détails du costume, le haut bonnet, le surcot (Le surcot, a été en usage pendant tout le XVe siècle) bordé d'hermine, qui moule le buste, la finesse de la sculpture, indiquent le règne de Charles VII (XVe siècle) . Les armoiries sculptées et peintes sur la robe ne laissent aucun doute sur l'identité du personnage; c'est bien celle de Jeanne de Montejean, décédée en 1456. Peu dégradée, la statue a conservé intacts sa gracieuse tête de marbre, sa curieuse coiffure et les deux chiens croisés sur lesquels s'appuient ses pieds.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)  Plaque en ardoise commémorant la bénédiction de la chapelle Saint-Roch: "Le XI may 1734, a este donnee la benediction de cette chapelle st Roch, par permission de monseir de Rastignac, archevêque de tovrs, adressee Mr Jacqves Martin, doyen de Bueil, laquelle chapelle a este rebastie de neuf par maitre Estienne Rochard, preste chan. de Bueil et chapelain de laditte chapelle."
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Plaque en ardoise commémorant la bénédiction de la chapelle Saint-Roch: "Le XI may 1734, a este donnee la benediction de cette chapelle st Roch, par permission de monseir de Rastignac, archevêque de tovrs, adressee Mr Jacqves Martin, doyen de Bueil, laquelle chapelle a este rebastie de neuf par maitre Estienne Rochard, preste chan. de Bueil et chapelain de laditte chapelle."


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868.

Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec  Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil.  Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868. Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil. Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant de Martine Turpin de Crissé (†1480).

Martine, épouse en 1456 Jean de Bueil, comte de Sancerre, amiral de France, capitaine de Cherbourg, chevalier de Saint-Michel.

Jean V de Bueil figure parmi les compagnons de Jeanne d'Arc et fut surnommé le Fléau des Anglais. Il est l'auteur d'un livre intitulé Le Jouvencel (1466), un roman à clef semi-autobiographique relatant ses propres expériences à la fin de la Guerre de Cent Ans.

Jean V eut un fils avec Jeanne de Montjean, et deux enfants de son deuxième mariage avec Martine de Crissé.

La statue n'appartient pas à la collégiale de Bueil. Elle y fut apportée, vers 1850, du Plessis-Barbe, après la destruction de la chapelle de ce château, propriété de la famille de Bueil du Xe siècle à la fin du XVe. C'est dans cette chapelle que Martine Turpin fut inhumée, vers 1480. Le corps de la statue, revêtu d'une robe simple d'un tissu à grain, retenue par une ceinture, est assurément ancien, peut être de la seconde moitié du XVe siècle. Tout le reste semble plus récent; la tête, les mains, les cheveux tombants, le voile, les pieds, nus contrairement à l'usage, ainsi que la plate-forme sur laquelle ils s'appuient, seraient l'oeuvre d'un restaurateur. La croyance populaire a fait de cette statue une sainte-Madeleine.

Le sarcophage, incomplet, a l'apparence d'être plus ancien que la statue; les ogives peu élancées, les personnages qu'elles abritent indiquent une oeuvre de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe. La partie gauche a été restaurée, mais la pierre étant trop tendre, le personnage, refait en 1850, s'est effrité. Les restaurateurs de 1850 on également rajouté des blasons pour ralonger le sarcophage, seulement, ils ont utilisé le blason de Jeanne de Montejean et ,non celui de Martine Turpin.

Cette statue que la croyance populaire assimilait à sainte Madeleine présente la trace de pieux grattages sur le coude. La poudre ainsi obtenue est diluée dans de l'eau de boisson et censée soigner toutes sortes de maux physiques ou moraux.

Le baldaquin qui abrite la tète de la prétendue sainte Madeleine, est représentatif du XVe siècle.  Retrouvé, comme les écussons, parmi d'autres débris, il faisait, très vraisemblablement, partie du tombeau de Jeanne de Montejean.  (Voir Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine - 1909)
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant de Martine Turpin de Crissé (†1480). Martine, épouse en 1456 Jean de Bueil, comte de Sancerre, amiral de France, capitaine de Cherbourg, chevalier de Saint-Michel. Jean V de Bueil figure parmi les compagnons de Jeanne d'Arc et fut surnommé le Fléau des Anglais. Il est l'auteur d'un livre intitulé Le Jouvencel (1466), un roman à clef semi-autobiographique relatant ses propres expériences à la fin de la Guerre de Cent Ans. Jean V eut un fils avec Jeanne de Montjean, et deux enfants de son deuxième mariage avec Martine de Crissé. La statue n'appartient pas à la collégiale de Bueil. Elle y fut apportée, vers 1850, du Plessis-Barbe, après la destruction de la chapelle de ce château, propriété de la famille de Bueil du Xe siècle à la fin du XVe. C'est dans cette chapelle que Martine Turpin fut inhumée, vers 1480. Le corps de la statue, revêtu d'une robe simple d'un tissu à grain, retenue par une ceinture, est assurément ancien, peut être de la seconde moitié du XVe siècle. Tout le reste semble plus récent; la tête, les mains, les cheveux tombants, le voile, les pieds, nus contrairement à l'usage, ainsi que la plate-forme sur laquelle ils s'appuient, seraient l'oeuvre d'un restaurateur. La croyance populaire a fait de cette statue une sainte-Madeleine. Le sarcophage, incomplet, a l'apparence d'être plus ancien que la statue; les ogives peu élancées, les personnages qu'elles abritent indiquent une oeuvre de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe. La partie gauche a été restaurée, mais la pierre étant trop tendre, le personnage, refait en 1850, s'est effrité. Les restaurateurs de 1850 on également rajouté des blasons pour ralonger le sarcophage, seulement, ils ont utilisé le blason de Jeanne de Montejean et ,non celui de Martine Turpin. Cette statue que la croyance populaire assimilait à sainte Madeleine présente la trace de pieux grattages sur le coude. La poudre ainsi obtenue est diluée dans de l'eau de boisson et censée soigner toutes sortes de maux physiques ou moraux. Le baldaquin qui abrite la tète de la prétendue sainte Madeleine, est représentatif du XVe siècle. Retrouvé, comme les écussons, parmi d'autres débris, il faisait, très vraisemblablement, partie du tombeau de Jeanne de Montejean. (Voir Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine - 1909)


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant de Martine Turpin de Crissé (†1480).

Martine, épouse en 1456 Jean de Bueil, comte de Sancerre, amiral de France, capitaine de Cherbourg, chevalier de Saint-Michel.

Jean V de Bueil figure parmi les compagnons de Jeanne d'Arc et fut surnommé le Fléau des Anglais. Il est l'auteur d'un livre intitulé Le Jouvencel (1466), un roman à clef semi-autobiographique relatant ses propres expériences à la fin de la Guerre de Cent Ans.

Jean V eut un fils avec Jeanne de Montjean, et deux enfants de son deuxième mariage avec Martine de Crissé.

La statue n'appartient pas à la collégiale de Bueil. Elle y fut apportée, vers 1850, du Plessis-Barbe, après la destruction de la chapelle de ce château, propriété de la famille de Bueil du Xe siècle à la fin du XVe. C'est dans cette chapelle que Martine Turpin fut inhumée, vers 1480. Le corps de la statue, revêtu d'une robe simple d'un tissu à grain, retenue par une ceinture, est assurément ancien, peut être de la seconde moitié du XVe siècle. Tout le reste semble plus récent; la tête, les mains, les cheveux tombants, le voile, les pieds, nus contrairement à l'usage, ainsi que la plate-forme sur laquelle ils s'appuient, seraient l'oeuvre d'un restaurateur. La croyance populaire a fait de cette statue une sainte-Madeleine.

Le sarcophage, incomplet, a l'apparence d'être plus ancien que la statue; les ogives peu élancées, les personnages qu'elles abritent indiquent une oeuvre de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe. La partie gauche a été restaurée, mais la pierre étant trop tendre, le personnage, refait en 1850, s'est effrité. Les restaurateurs de 1850 on également rajouté des blasons pour ralonger le sarcophage, seulement, ils ont utilisé le blason de Jeanne de Montejean et ,non celui de Martine Turpin.

Cette statue que la croyance populaire assimilait à sainte Madeleine présente la trace de pieux grattages sur le coude. La poudre ainsi obtenue est diluée dans de l'eau de boisson et censée soigner toutes sortes de maux physiques ou moraux.

Le baldaquin qui abrite la tête de la prétendue sainte Madeleine, est représentatif du XVe siècle.  Retrouvé, comme les écussons, parmi d'autres débris, il faisait, très vraisemblablement, partie du tombeau de Jeanne de Montejean.  (Voir Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine - 1909)
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant de Martine Turpin de Crissé (†1480). Martine, épouse en 1456 Jean de Bueil, comte de Sancerre, amiral de France, capitaine de Cherbourg, chevalier de Saint-Michel. Jean V de Bueil figure parmi les compagnons de Jeanne d'Arc et fut surnommé le Fléau des Anglais. Il est l'auteur d'un livre intitulé Le Jouvencel (1466), un roman à clef semi-autobiographique relatant ses propres expériences à la fin de la Guerre de Cent Ans. Jean V eut un fils avec Jeanne de Montjean, et deux enfants de son deuxième mariage avec Martine de Crissé. La statue n'appartient pas à la collégiale de Bueil. Elle y fut apportée, vers 1850, du Plessis-Barbe, après la destruction de la chapelle de ce château, propriété de la famille de Bueil du Xe siècle à la fin du XVe. C'est dans cette chapelle que Martine Turpin fut inhumée, vers 1480. Le corps de la statue, revêtu d'une robe simple d'un tissu à grain, retenue par une ceinture, est assurément ancien, peut être de la seconde moitié du XVe siècle. Tout le reste semble plus récent; la tête, les mains, les cheveux tombants, le voile, les pieds, nus contrairement à l'usage, ainsi que la plate-forme sur laquelle ils s'appuient, seraient l'oeuvre d'un restaurateur. La croyance populaire a fait de cette statue une sainte-Madeleine. Le sarcophage, incomplet, a l'apparence d'être plus ancien que la statue; les ogives peu élancées, les personnages qu'elles abritent indiquent une oeuvre de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe. La partie gauche a été restaurée, mais la pierre étant trop tendre, le personnage, refait en 1850, s'est effrité. Les restaurateurs de 1850 on également rajouté des blasons pour ralonger le sarcophage, seulement, ils ont utilisé le blason de Jeanne de Montejean et ,non celui de Martine Turpin. Cette statue que la croyance populaire assimilait à sainte Madeleine présente la trace de pieux grattages sur le coude. La poudre ainsi obtenue est diluée dans de l'eau de boisson et censée soigner toutes sortes de maux physiques ou moraux. Le baldaquin qui abrite la tête de la prétendue sainte Madeleine, est représentatif du XVe siècle. Retrouvé, comme les écussons, parmi d'autres débris, il faisait, très vraisemblablement, partie du tombeau de Jeanne de Montejean. (Voir Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine - 1909)


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle.

À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales.

La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre.

Au XIIe siècle,  une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle.

Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré.

Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse.

De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre.

Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil.  En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens.

Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé.

En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution.

De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482.

Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle.

Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle.

La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle,  de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V.  Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps.

La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins.

Jean IV, seigneur de Bueil.

Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay.

Hardouin, évêque d'Angers.

Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses.

La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666.

L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle. À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales. La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre. Au XIIe siècle, une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle. Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré. Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil. En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens. Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé. En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution. De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482. Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle. Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle. La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle, de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V. Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps. La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins. Jean IV, seigneur de Bueil. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay. Hardouin, évêque d'Angers. Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses. La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666. L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle.

À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales.

La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre.

Au XIIe siècle,  une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle.

Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré.

Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse.

De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre.

Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil.  En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens.

Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé.

En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution.

De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482.

Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle.

Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle.

La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle,  de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V.  Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps.

La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins.

Jean IV, seigneur de Bueil.

Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay.

Hardouin, évêque d'Angers.

Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses.

La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666.

L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle. À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales. La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre. Au XIIe siècle, une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle. Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré. Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil. En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens. Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé. En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution. De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482. Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle. Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle. La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle, de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V. Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps. La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins. Jean IV, seigneur de Bueil. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay. Hardouin, évêque d'Angers. Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses. La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666. L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868.

Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec  Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil.  Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868. Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil. Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)  Plaque murale,  près de la cuve des fonds baptismaux. Le texte en vieux français indique que l'église Saint-Pierre-es-Liens a été conscrée le 1er août 1512.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Plaque murale, près de la cuve des fonds baptismaux. Le texte en vieux français indique que l'église Saint-Pierre-es-Liens a été conscrée le 1er août 1512.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance.

Aux premiers siècles après Jesus Christ, le baptême se pratiquait par immersion. Le catéchumène descendait dans un bassin, d’environ  1,50m  de diamètre, creusé à même le sol: la piscine baptismale.

Le  terme "fonts  baptismaux" est  réservé  à  la  cuve  de  plus  petites  dimensions posée  sur  un  socle,  destinée  à  contenir  ou  recevoir  l'eau  utilisée  lors  du baptême par infusion.

Le rite du baptême par infusion ou aspersion se met en place à partir du XIIe siècle, mais il ne fut réellement pratiqué en France qu'au XVe siècle.  Mais l'habitude de dévêtir totalement les jeunes enfants durera et en 1508, une table à "desmailloter et remailloter" est placée près des fonts de Bueil-en-Touraine. L'immersion est encore préconisée et remplacée par trois aspersion uniquement encas de danger pour l'enfant.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance. Aux premiers siècles après Jesus Christ, le baptême se pratiquait par immersion. Le catéchumène descendait dans un bassin, d’environ 1,50m de diamètre, creusé à même le sol: la piscine baptismale. Le terme "fonts baptismaux" est réservé à la cuve de plus petites dimensions posée sur un socle, destinée à contenir ou recevoir l'eau utilisée lors du baptême par infusion. Le rite du baptême par infusion ou aspersion se met en place à partir du XIIe siècle, mais il ne fut réellement pratiqué en France qu'au XVe siècle. Mais l'habitude de dévêtir totalement les jeunes enfants durera et en 1508, une table à "desmailloter et remailloter" est placée près des fonts de Bueil-en-Touraine. L'immersion est encore préconisée et remplacée par trois aspersion uniquement encas de danger pour l'enfant.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Plaque en ardoise commémorant la construction du château de Bois.

Ancienne châtellenie relevant du château d'Amboise, le château du Bois fut construit au XIVe siècle.  Une plaque gravée, placée sur le mur Sud du choeur de la collégiale de Bueil, rappelle la fondation du château en 1380 par Pierre de Bueil et sa femme Marguerite de Chausse. Le château resta la propriété de la famille de Bueil jusqu'au 17e siècle.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Plaque en ardoise commémorant la construction du château de Bois. Ancienne châtellenie relevant du château d'Amboise, le château du Bois fut construit au XIVe siècle. Une plaque gravée, placée sur le mur Sud du choeur de la collégiale de Bueil, rappelle la fondation du château en 1380 par Pierre de Bueil et sa femme Marguerite de Chausse. Le château resta la propriété de la famille de Bueil jusqu'au 17e siècle.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868.

Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec  Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil.  Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868. Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil. Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Fragment de bas-relief de la fin du XVe siècle (pierre polychrome).  «Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour présider sur le jour, le petit luminaire pour présider la nuit.» Genèse I – 16
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Fragment de bas-relief de la fin du XVe siècle (pierre polychrome). «Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour présider sur le jour, le petit luminaire pour présider la nuit.» Genèse I – 16


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

La porte sud construite en même temps que l'agrandissement de la nef au milieu du XVe siècle

Au XVIe siècle, la collégiale, qui possède de précieuses reliques*, attire de nombreux pélerins

L’afflux des pèlerins est tel qu’il faudra refaire l’ancienne nef et l’agrandir au sud par la construction de deux chapelles au début du XVIème siècle. La porte principale de la collégiale date de cette époque.

C’est sans doute à François de Bueil, arrière-petit-fils de Jean V, archevêque de Bourges, et Trésorier de la Sainte Chapelle de Bourges de 1509 à 1521, que l’on doit l’édification d’une tribune des reliques dans la collégiale de Bueil.www.bueilentouraine.com/eglise-collegiale-de-bueil-en-tou...
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) La porte sud construite en même temps que l'agrandissement de la nef au milieu du XVe siècle Au XVIe siècle, la collégiale, qui possède de précieuses reliques*, attire de nombreux pélerins L’afflux des pèlerins est tel qu’il faudra refaire l’ancienne nef et l’agrandir au sud par la construction de deux chapelles au début du XVIème siècle. La porte principale de la collégiale date de cette époque. C’est sans doute à François de Bueil, arrière-petit-fils de Jean V, archevêque de Bourges, et Trésorier de la Sainte Chapelle de Bourges de 1509 à 1521, que l’on doit l’édification d’une tribune des reliques dans la collégiale de Bueil.www.bueilentouraine.com/eglise-collegiale-de-bueil-en-tou...


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant du XVe siècle, de Pierre de Bueil, seigneur du Bois, de Neuvy, et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, sous un enfeu. Il formait à l'origine un ensemble avec le gisant de sa femme Marguerite de Chausse.

Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, était le fils puiné de Jean II de Bueil. Il mourut en 1414 et fut inhumé dans le choeur de la collégiale.

L'homme est vêtu d'une cotte d'armes : une tunique en tissu orné des armoiries de la famille de Bueil. Le chien aux pieds du gisant est un symbole de fidelité.  Le corps du gisant est en pierre, la tête est en marbre. Des éléments ont été refaits en plâtre : les mains, une partie du pied droit et le pied gauche et l'épée.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Pierre de Bueil, seigneur du Bois, de Neuvy, et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, sous un enfeu. Il formait à l'origine un ensemble avec le gisant de sa femme Marguerite de Chausse. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, était le fils puiné de Jean II de Bueil. Il mourut en 1414 et fut inhumé dans le choeur de la collégiale. L'homme est vêtu d'une cotte d'armes : une tunique en tissu orné des armoiries de la famille de Bueil. Le chien aux pieds du gisant est un symbole de fidelité. Le corps du gisant est en pierre, la tête est en marbre. Des éléments ont été refaits en plâtre : les mains, une partie du pied droit et le pied gauche et l'épée.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)  Peinture murale (XVIe ?) sur l'intrados d'une arcade.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Peinture murale (XVIe ?) sur l'intrados d'une arcade.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

La porte sud construite en même temps que l'agrandissement de la nef au milieu du XVe siècle

Au XVIe siècle, la collégiale, qui possède de précieuses reliques*, attire de nombreux pélerins

L’afflux des pèlerins est tel qu’il faudra refaire l’ancienne nef et l’agrandir au sud par la construction de deux chapelles au début du XVIème siècle. La porte principale de la collégiale date de cette époque.

C’est sans doute à François de Bueil, arrière-petit-fils de Jean V, archevêque de Bourges, et Trésorier de la Sainte Chapelle de Bourges de 1509 à 1521, que l’on doit l’édification d’une tribune des reliques dans la collégiale de Bueil.www.bueilentouraine.com/eglise-collegiale-de-bueil-en-tou...
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) La porte sud construite en même temps que l'agrandissement de la nef au milieu du XVe siècle Au XVIe siècle, la collégiale, qui possède de précieuses reliques*, attire de nombreux pélerins L’afflux des pèlerins est tel qu’il faudra refaire l’ancienne nef et l’agrandir au sud par la construction de deux chapelles au début du XVIème siècle. La porte principale de la collégiale date de cette époque. C’est sans doute à François de Bueil, arrière-petit-fils de Jean V, archevêque de Bourges, et Trésorier de la Sainte Chapelle de Bourges de 1509 à 1521, que l’on doit l’édification d’une tribune des reliques dans la collégiale de Bueil.www.bueilentouraine.com/eglise-collegiale-de-bueil-en-tou...


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)  Vestige de décor peint sur un pilier peint dans la nef (milieu XVIe).
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Vestige de décor peint sur un pilier peint dans la nef (milieu XVIe).


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Gisant du XVe siècle, de Pierre de Bueil, seigneur du Bois, de Neuvy, et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, sous un enfeu. Il formait à l'origine un ensemble avec le gisant de sa femme Marguerite de Chausse.

Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, était le fils puiné de Jean II de Bueil. Il mourut en 1414 et fut inhumé dans le choeur de la collégiale.

L'homme est vêtu d'une cotte d'armes : une tunique en tissu orné des armoiries de la famille de Bueil. Le chien aux pieds du gisant est un symbole de fidelité.  Le corps du gisant est en pierre, la tête est en marbre. Des éléments ont été refaits en plâtre : les mains, une partie du pied droit et le pied gauche et l'épée.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Pierre de Bueil, seigneur du Bois, de Neuvy, et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, sous un enfeu. Il formait à l'origine un ensemble avec le gisant de sa femme Marguerite de Chausse. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte Sonzay, bailli de Touraine, était le fils puiné de Jean II de Bueil. Il mourut en 1414 et fut inhumé dans le choeur de la collégiale. L'homme est vêtu d'une cotte d'armes : une tunique en tissu orné des armoiries de la famille de Bueil. Le chien aux pieds du gisant est un symbole de fidelité. Le corps du gisant est en pierre, la tête est en marbre. Des éléments ont été refaits en plâtre : les mains, une partie du pied droit et le pied gauche et l'épée.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)

Peintures murales du XVIIe siècle.

Les peintures situées sur le mur séparant la nef du choeur constituent un décor en trompe-l'oeil.  Ornant les niches, les sculptures polychromes de Saint-Pierre, Saint-Sébastien, Saint-Roch et un Saint-Evêque. Elles sont vraisemblablement contemporaines des peintures.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Peintures murales du XVIIe siècle. Les peintures situées sur le mur séparant la nef du choeur constituent un décor en trompe-l'oeil. Ornant les niches, les sculptures polychromes de Saint-Pierre, Saint-Sébastien, Saint-Roch et un Saint-Evêque. Elles sont vraisemblablement contemporaines des peintures.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)  La porte d'accès du clocher (milieu XVIe) est surmontée d'une niche ornée d'une coquille encadrée de pilastres et de pinacles.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) La porte d'accès du clocher (milieu XVIe) est surmontée d'une niche ornée d'une coquille encadrée de pilastres et de pinacles.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire)

Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles)  Vestige de décor peint redécouvert après décapage de l'enduit. Peut-être XVIe.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Vestige de décor peint redécouvert après décapage de l'enduit. Peut-être XVIe.


Crédit : Daniel Jolivet
2016-09-20
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) -
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine


Crédit : GO69
2024-08-15
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - Français :  Fonts baptismaux en bois.
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

Français : Fonts baptismaux en bois.


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) - French architectural photographer
Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) à Bueil-en-Touraine

French architectural photographer


Crédit : Auteur inconnu


Fiche Mérimée : PA00097606

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l'édifice :

Plaque commémorative
Statue : Vierge à l'Enfant
Autel
Plaque commémorative
Statue (statue funéraire) de Pierre de Bueil
Statue (statue funéraire) de Jeanne de Montejean
Statue (statue funéraire) de Marguerite de La Chaussée
Statue (statue funéraire) de Martine Turpin
Fonts baptismaux et leur couvercle
Peintures monumentales : le Jugement dernier, Fontaine mystique (la)
Statue : Vierge à l'Enfant

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2026-05-27

Consultez le programme des Journées du Patrimoine pour le Monument Historique Eglise (église Saint-Pierre et collégiale Saint-Michel réunies) situé à Bueil-en-Touraine en consultant le programme officiel des JEP 2026.

A proximité :

Logo Monument Historique Neuvy-le-Roi - Ancienne chapelle Saint-André
Logo Monument Historique Marçon - Château de la Marcellière
Logo Monument Historique Bueil-en-Touraine - Croix de cimetière
Logo Monument Historique Saint-Christophe-sur-le-Nais - Manoir de Vaudésir
Logo Monument Historique Dissay-sous-Courcillon - Menhir
Logo Monument Historique Dissay-sous-Courcillon - Menhir
Logo Monument Historique Dissay-sous-Courcillon - Menhir dit de la Pierre Levée
Logo Monument Historique Beaumont-sur-Dême - Église
Logo Monument Historique Neuvy-le-Roi - Église Saint-Vincent
Logo Monument Historique Épeigné-sur-Dême - église Saint-Étienne

Cartes postales anciennes à proximité :

L'Église à Bueil-en-Touraine Villebourg Route du Bueil à Villebourg Villebourg Route de Saint-Christophe à Villebourg Epeigne sur deme - Chateau de rennefert à Épeigné-sur-Dême Les Pins par Epeigne-sur-Deme - à Épeigné-sur-Dême Les Pins par Epeigne-sur-Deme - à Épeigné-sur-Dême Neuvy le Roi Le Chateau de la Marchere France à Neuvy-le-Roi Neuvy le Roi Chateau de la Martiniere à Neuvy-le-Roi